Réflexions na Niedzielę. Refleksje na temat porozumienia z Mercosurem
Swoimi refleksjami z Czytelnikami Gazety na Niedzielę dzieli się mieszkający wśród nas dziennikarz Nathaniel Garstecka. Refleksje o Polsce i Polakach, zdziwienia i fascynacje. Tekst publikujemy w językach francuskim i polskim.

Réflexions d’un dimanche
Réflexions sur l’accord avec le Mercosur
Emmanuel Macron a bien joué son coup. Pendant des mois, si ce n’est des années, il a activement soutenu l’accord de libre-échange avec les pays du Mercosur. Il passait ainsi pour pro-européen et fidèle au «couple franco-allemand», et envoyait donc les signaux nécessaires à ceux qui ont entre leurs mains son destin européen. Il pouvait se le permettre, car la perspective de la signature de l’accord était encore lointaine et ne faisait pas encore la une des journaux en France. Ce qui n’était pas le cas en Pologne, pays qui tentait de le départ de former une coalition de blocage et essayait de mobiliser la France dans cet objectif, en vain.
La participation conjointe de la France et de l’Italie à cette coalition était nécessaire pour espérer faire échouer l’accord. Il était donc évident que l’un des deux pays ferait défaut à la dernière minute. Ce pays, ce fut l’Italie, au grand soulagement de la France et de son président, soumis à une pression grandissante de la part du monde agricole. Emmanuel Macron a donc bombé le torse, pris des airs martiaux et déclaré qu’il s’opposerait à l’accord: «La France a décidé de voter contre la signature de l’accord entre l’Union européenne et les pays du Mercosur», a-t-il publié sur son compte Twitter/X.
Soulagement pour celui qui, en 2019 déclarait pourtant, lors d’une réunion du Conseil européen à Bruxelles: «C’est ce chemin que nous construisons, d’une ouverture sans naïveté, exigeante sur le plan de l’équilibre de nos filières économiques et agricoles, et exigeante sur le plan climatique. Voilà ce qu’est cet accord», en dénonçant «cette espèce de néoprotectionnisme qui s’installe en disant que l’autre est forcément mauvais». Emmanuel Macron peut désormais dire aux agriculteurs: «regardez, je vous ai défendus» et aux élites pro-fédéralistes: «Regardez, j’ai durant des années empêché la constitution d’une minorité de blocage et l’accord est finalement voté. De l’art de ménager la chèvre et le chou.
Le président est-il parvenu à calmer la fronde et à apaiser le pays, du haut de ses 12% de côte de confiance (sondage Vérian de janvier 2026 pour le «Figaro magazine»)? Loin de là. Les dirigeants des grandes enseignes de distributions sont montés à leur tour au front, affirmant qu’ils n’achèteront pas de viande en provenance d’Amérique du sud. «On a pris position il y a un an : on n’achètera pas ces produits-là. On ne le fera pas pour le poulet et on ne le fera pas pour notre poulet de notre paella de marque distributeur», a annoncé Thierry Cotillard, dirigeant du groupe les Mousquetaires (Intermarché, Netto).
Même son de cloche du côté de Carrefour: « La décision du groupe Carrefour et de ses confrères est de s’approvisionner quasi exclusivement voire exclusivement selon les filières en produits français.100% de notre volaille est française, 97% de notre bœuf est français et 100% de notre porc est français», a prévenu Alexandre Bompard, président du groupe. Une première «ligne de défense» semble donc se constituer face à la mise en œuvre de l’accord de libre-échange avec les pays du Mercosur.
La deuxième ligne de défense? Les consommateurs eux-mêmes. Les plus féroces adversaires du traité signé avec l’organisation sud-américaine semblent oublier qu’au final, ce sont les consommateurs qui décident, en, d’une certaine manière, votant avec leur portefeuille. Si les Français, les Polonais ou les Italiens sont opposés à l’importation de volaille brésilienne, ils n’en achèteront tout simplement pas et le marché favorisera à nouveau la production européenne. C’est ainsi que c’est sensé fonctionner, et après tout c’est très bien ainsi. Faire confiance aux citoyens est essentiel. Le problème se maintient néanmoins concernant les produits industriels transformés. Souvent, l’origine des produits n’est pas directement mentionnée sur les emballages, ce qui empêche de faire ses choix en toute conscience. C’est donc à nous qu’il appartient de faire pression pour imposer l’affichage de l’origine de la viande ou des céréales sur tous les emballages.
Un accord de libre-échange doit être gagnant-gagnant et surtout ne peut fonctionner que si les règles de la concurrence libre et non faussée sont intégralement respectée. Or, c’est loin d’être le cas tant en Europe qu’en Amérique du sud. L’excès de normes, de réglementations et d’impôts pénalise grandement notre compétitivité en comparaison de pays avec lesquels nous avons décidé de passer des accords, comme la Chine. En tout état de cause et étant donné le pois effroyable de l’Etat et de la bureaucratie dans nos économies, jamais nous de devrions nous mettre en concurrence avec des pays asiatiques ou sud-américains, à moins de passer d’abord par un choc libéral d’ampleur, ce qui ne semble cependant pas s’annoncer.
Ainsi, si les agriculteurs (ou d’autres filières économiques) souffrent, ce n’est pas à cause du principe de libre-échange ou de mise en concurrence, c’est à cause de la complexité normative et réglementaire imposée par les gouvernements successifs depuis des décennies, ainsi que de la pression fiscale. Libérons l’économie, et nous n’aurons plus peur de nous mesurer au reste du monde. Ce n’est que dans ces conditions que l’on pourra vraiment parler d’accords gagnant-gagnant.
Pacte migratoire – le Portugal a dû payer
Les premiers effets délétères du pacte migratoire européen adopté en 2024 se font sentir. Alors qu’une première vague de 30 000 demandeurs d’asile devait être répartie à entre les pays européens en 2026, le gouvernement portugais a refusé d’accueillir les 420 migrants qui les avaient été attribués. Se faisant, il s’est vu infliger une amende (en réalité une «contribution de solidarité») de 8,4 millions d’euros, soit 20 000 euros par immigré.
«Nous n’étions pas les seuls, de nombreux pays ont également opté pour la méthode de compensation financière», a annoncé le ministre portugais de la Présidence António Leitão Amaro, ce qui prouve que malgré l’adoption du pacte, les pays sont légitimement réticents à accueillir des clandestins sur leur sol.
Il est certain que ce ne sont pas des procédés comme celui-ci qui vont restaurer la confiance envers les institutions communautaires. L’Europe a besoin d’outils pour réduire les flux migratoires, voire les inverser, pas pour légaliser les immigrés illégaux. L’immigration massive arabo-musulmane et africaine constitue sans doute le défi le plus important pour la survie de notre civilisation, et nous sommes clairement en train de le perdre, à cause de notre propre désarmement moral depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Dans ce contexte, les tergiversations occidentales sur le droit international font office de véritables querelles byzantines.
Budget 2026 – dernière escarmouche avant la bataille décisive?
La vie semble suivre son cours, mais la France n’est toujours pas dotée d’un budget pour 2026. Les députés ne parviennent pas à se mettre d’accord sur la ligne financière que doit suivre le pays et cherchent davantage à marquer des points auprès de leurs électorats respectifs. Confronté à l’absence de majorité pour faire passer son texte, le gouvernement de Sébastien Lecornu pourrait avoir recours aux ordonnance (article 47 de la Constitution) ou au passage en force (article 49.3).
Dans les deux cas, cela placerait les socialistes, qui jusqu’à présent ont joué le jeu et sont même parvenus à se rendre incontournables, dans une situation inconfortable. Si le budget validé par le gouvernement ne reprend pas au moins une partie des postulats du PS, Olivier Faure pourrait être tenté d’ordonner à ses troupes de voter une motion de censure déposée par LFI. Le RN ayant averti qu’il voterait aussi pour la chute du Premier ministre, cela ouvrirait la voie à un nouvel épisode de crise dans cette longue séquence d’instabilité politique que nous connaissons depuis deux ans.
Et si la dissolution était l’arme de dernier recours d’Emmanuel Macron pour tenter de sauver le peu qu’il reste de son mandat? Lancer une dernière bataille d’ampleur, des élections législatives couplées aux élections municipales, un baroud d’honneur centriste face à la «tenaille des extrêmes»? Cette hypothèse, peu probable, a sans doute déjà effleuré l’esprit du président.

Réflexions na Niedzielę
Refleksje na temat porozumienia z Mercosurem
Emmanuel Macron dobrze rozegrał swoją partyjkę. Przez miesiące, jeśli nie lata, aktywnie wspierał porozumienie o wolnym handlu z krajami Mercosuru. Dzięki temu uchodził za proeuropejskiego i lojalnego wobec francusko-niemieckiego duetu, wysyłając tym samym niezbędne sygnały do tych, którzy mają w swoich rękach jego europejską przyszłość. Mógł sobie na to pozwolić, ponieważ perspektywa podpisania umowy była jeszcze odległa i nie trafiała na pierwsze strony gazet we Francji. Nie było tak w Polsce, która od początku próbowała utworzyć koalicję blokującą i bezskutecznie mobilizowała w tym celu Francję.
Aby porozumienie nie doszło do skutku, konieczny był wspólny udział Francji i Włoch w tej koalicji. Było więc oczywiste, że jedno z tych dwóch państw w ostatniej chwili się wycofa. Tym państwem okazały się Włochy, ku wielkiej uldze Francji i jej prezydenta, ze względu na rosnącą presję ze strony świata rolnictwa. Emmanuel Macron oświadczył, że sprzeciwi się porozumieniu: „Francja postanowiła zagłosować przeciwko podpisaniu porozumienia między Unią Europejską a krajami Mercosuru” – napisał na swoim koncie na Twitterze/X.
To ulga dla człowieka, który w 2019 r. podczas posiedzenia Rady Europejskiej w Brukseli oświadczył: „To jest droga, którą budujemy, droga otwartości bez naiwności, wymagająca pod względem równowagi naszych sektorów gospodarczych oraz wymagająca pod względem klimatycznym. Oto czym jest ta umowa”, potępiając „ten rodzaj neoprotekcjonizmu, który zakorzenia się, twierdząc, że Inny jest z konieczności zły”. Emmanuel Macron może teraz powiedzieć rolnikom: „Spójrzcie, broniłem was”, a elitom profederalistycznym: „Spójrzcie, przez lata zapobiegałem utworzeniu mniejszości blokującej, a porozumienie zostało ostatecznie przegłosowane”. Wilk syty, owca cała.
Czy prezydentowi udało się uspokoić bunt i złagodzić nastroje w kraju, mając zaledwie 12 proc. zaufania w społeczeństwie (sondaż Vérian ze stycznia 2026 r. dla „Figaro Magazine”)? Daleko mu do tego. Szefowie dużych francuskich sieci handlowych również stanęli na froncie, twierdząc, że nie będą kupować mięsa pochodzącego z Ameryki Południowej. „Zajęliśmy stanowisko rok temu: nie będziemy kupować tych produktów. Nie będziemy tego robić w przypadku drobiu i nie będziemy tego robić w przypadku drobiu do naszej paelli sprzedawanej pod marką własną” – ogłosił Thierry Cotillard, dyrektor grupy Les Mousquetaires (Intermarché, Netto).
Podobnie wygląda sytuacja w Carrefour: „Grupa Carrefour i jej partnerzy zdecydowali o zaopatrywaniu się wyłącznie w produkty francuskie. 100 proc. naszego drobiu pochodzi z Francji, 97 proc. naszej wołowiny pochodzi z Francji, 100 proc. naszej wieprzowiny pochodzi z Francji” – mówił Alexandre Bompard, prezes grupy. Wydaje się więc, że powstaje pierwsza linia obrony przed wdrożeniem umowy o wolnym handlu z krajami Mercosuru. Swoją drogą, o takim patriotyzmie gospodarczym wielu by marzyło w Polsce.
Druga linia obrony? Sami konsumenci. Najzagorzalsi przeciwnicy umowy podpisanej z południowoamerykańską organizacją zdają się zapominać, że ostatecznie to konsumenci decydują, w pewnym sensie głosując swoim portfelem. Jeśli Francuzi, Polacy lub Włosi sprzeciwiają się importowi brazylijskiego drobiu, po prostu go nie kupią, a rynek będzie faworyzował produkcję europejską. Tak to powinno działać i w sumie jest to bardzo dobre rozwiązanie. Zaufanie obywatelom ma zasadnicze znaczenie. Problemem pozostają jednak przetworzone produkty przemysłowe. Często pochodzenie produktów nie jest wyraźnie podane na opakowaniach, co uniemożliwia świadomy wybór. To do nas należy wywieranie presji, aby na wszystkich opakowaniach jasno podawano pochodzenie mięsa czy zbóż.
Umowa o wolnym handlu musi być korzystna dla wszystkich stron i, co najważniejsze, może funkcjonować tylko wtedy, gdy w pełni przestrzegane są zasady wolnej i niezakłóconej konkurencji. Jednak zarówno w Europie, jak i w Ameryce Południowej jest to dalekie od rzeczywistości. Nadmiar norm, regulacji i podatków znacznie obniża naszą konkurencyjność w porównaniu z krajami, z którymi zdecydowaliśmy się zawrzeć umowy handlowe, takimi jak Chiny. W każdym razie, biorąc pod uwagę ogromny wpływ państwa i biurokracji na nasze gospodarki, nie powinniśmy konkurować z krajami azjatyckimi lub południowoamerykańskimi, chyba że najpierw przejdziemy przez poważny szok liberalizacyjny, co jednak nie wydaje się prawdopodobne.
Jeśli więc rolnicy (lub inne sektory gospodarki) borykają się z trudnościami, nie wynika to z zasady wolnego handlu lub konkurencji, ale ze złożoności przepisów i regulacji narzucanych przez kolejne rządy od dziesięcioleci, a także z presji podatkowej. Uwolnijmy gospodarkę, a nie będziemy się już obawiać konkurowania z resztą świata. Tylko w takich warunkach będziemy mogli naprawdę mówić o umowach korzystnych dla wszystkich stron.
Pakt migracyjny – Portugalia musiała zapłacić
Pierwsze szkodliwe skutki europejskiego paktu migracyjnego przyjętego w 2024 r. są już odczuwalne. Podczas gdy pierwsza fala 30 000 osób ubiegających się o azyl miała zostać rozdzielona między kraje europejskie w 2026 r., rząd portugalski odmówił przyjęcia 420 migrantów, którzy zostali mu przydzieleni. W rezultacie nałożono na Portugalię grzywnę (tzw. „wkład solidarnościowy”) w wysokości 8,4 mln euro, czyli 20 000 euro na każdego imigranta.
„Nie byliśmy jedyni, wiele krajów również zdecydowało się na metodę rekompensaty finansowej” – ogłosił portugalski minister ds. prezydencji António Leitão Amaro, co dowodzi, że pomimo przyjęcia paktu kraje są niechętne przyjmowaniu nielegalnych imigrantów na swoim terytorium.
Z pewnością nie są to działania, które przywrócą zaufanie do instytucji wspólnotowych. Europa potrzebuje narzędzi, które pozwolą ograniczyć przepływy migracyjne, a nawet je odwrócić, a nie legalizować nielegalnych imigrantów. Masowa imigracja arabsko-muzułmańska i afrykańska stanowi bez wątpienia największe wyzwanie dla przetrwania naszej cywilizacji, a my wyraźnie przegrywamy tę walkę z powodu naszego własnego moralnego rozbrojenia od zakończenia II wojny światowej. W tym kontekście wahania w kwestii prawa międzynarodowego są ogromne.
Budżet na 2026 r. – ostatnia potyczka przed decydującą bitwą?
Francja nadal nie ma budżetu na 2026 r. Posłowie nie mogą dojść do porozumienia w sprawie linii finansowej, jaką powinien obrać kraj; bardziej starają się zdobyć punkty u swoich wyborców. W obliczu braku większości niezbędnej do przyjęcia projektu ustawy rząd Sébastiena Lecornu może skorzystać z uprawnień wykonawczych (art. 47 konstytucji) lub przeforsować ustawę (art. 49.3).
W obu przypadkach postawiłoby to socjalistów, którzy do tej pory grali zgodnie z zasadami i nawet zdołali stać się nieodzowni, w niekomfortowej sytuacji. Jeśli budżet zatwierdzony przez rząd nie uwzględni przynajmniej części postulatów PS, Olivier Faure może ulec pokusie, aby nakazać swoim posłom głosowanie za wnioskiem o wotum nieufności złożonym przez radykalnie lewicową LFI. Ponieważ prawicowy RN zapowiedział, że również zagłosuje za odwołaniem premiera, otworzyłoby to drogę do nowego epizodu kryzysu w długiej sekwencji niestabilności politycznej, której doświadczamy od dwóch lat.
A co, jeśli rozwiązanie Zgromadzenia Narodowego byłoby ostatnią bronią Emmanuela Macrona, aby spróbować uratować to, co pozostało z jego kadencji? Rozpoczęcie ostatniej wielkiej bitwy, wyborów parlamentarnych połączonych z wyborami samorządowymi, centrystycznej walki o honor w obliczu zagrożenia ekstremami? Ta mało prawdopodobna hipoteza z pewnością już była rozważana przez prezydenta.
Nathaniel Garstecka
