Marine Le Pen ma szansę

Réflexions na Niedzielę. Czy Marine Le Pen może wygrać wybory prezydenckie?

Swoimi refleksjami z Czytelnikami Gazety na Niedzielę dzieli się mieszkający wśród nas dziennikarz Nathaniel Garstecka. Refleksje o Polsce i Polakach, zdziwienia i fascynacje. Tekst publikujemy w językach francuskim i polskim.

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Réflexions d’un dimanche

Marine le Pen peut-elle gagner la présidentielle?

La décision de la cour d’appel pose davantage de questions qu’elle n’en dissipe. Certes, Marine le Pen peut techniquement se considérer aujourd’hui comme candidate potentielle à l’élection présidentielle et a même déjà communiqué dans ce sens, mais est-ce que ce sera toujours le cas au printemps 2027?

Troisième tour judiciaire pour Marine le Pen. Après un verdict de première instance catastrophique pour elle, avec à la clé une peine de 5 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, suivi d’un verdict en appel plus clément en apparence, voici désormais le procès en cassation. La présidente du groupe parlementaire du RN compte continuer à clamer son innocence, mais aussi retarder l’application de sa peine de bracelet électronique. Le verdict de la cassation est prévu, selon les juges, pour «avril 2027 au plus tard», ce qui permettrait à Marine le Pen de faire campagne librement au moins jusqu’à cette date.

Cependant, des incertitudes persistent. Premièrement, la cour de cassation pourrait maintenir l’obligation de porter ce bracelet électronique, ce qui entraverait grandement les capacités de mouvement et d’organisation de la candidate de droite jusqu’à l’élection. Dans ce cas, Marine le Pen s’en remettrait au juge d’application des peines pour repousser encore davantage l’échéance. Deuxièmement, cela pourrait la mettre en porte-à-faux avec ses propres déclarations, selon lesquelles elle ne pourrait pas faire campagne avec un bracelet électronique (déclaration du 25 février 2026 sur BFM TV). Enfin, que se passerait-il si les juges de cassation ordonnaient un renvoi devant une nouvelle cour d’appel? Même si cela ne remettrait pas immédiatement en cause l’éligibilité de Marine le Pen, le parti pourrait être contraint de désigner Jordan Bardella comme nouveau candidat pour des raisons d’image (et de sondages?). L’avenir de la candidature RN à l’élection présidentielle reste donc flou, ce qui pourrait s’avérer préjudiciable.

Ce n’est pas tout. Pour beaucoup de militants du grand parti de droite, la candidature de Jordan Bardella était déjà actée. Ce dernier avait même commencé à enfiler le costume de présidentiable, comme en témoigne la révélation de sa liaison avec la princesse Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles ou son déplacement politique en Pologne. Même si ses déclarations sur une éventuelle candidature restaient prudentes, on pouvait néanmoins déceler une forme de préparation concrète. Si les soutiens du RN étaient partagés sur l’identité du meilleur candidat possible, il en ressortait tout de même une certaine préférence pour le jeune président du groupe des Patriotes au Parlement européen.

Jordan Bardella n’est handicapé ni par les échecs passés du Front National puis Rassemblement National à l’élection présidentielle, ni par le nom de famille le Pen, synonyme pour encore de nombreux électeurs de frein à un éventuel vote en faveur de la droite. Il représente en outre une ligne politique différente de celle de Marine le Pen: si cette dernière est adepte de «la défense des petits contre les grands» et de «l’opposition entre patriotes et mondialistes», Jordan Bardella met davantage en avant le clivage traditionnel «droite contre gauche». Marine le Pen s’adresse avant tout aux classes populaires et aux déçus de la gauche, tandis que Jordan Bardella a pour mission de conserver l’électorat de droite, conservateur voire libéral.

Or, les adhérents et militants du RN sont avant tout issus de la droite, et sont donc plus en phase avec le positionnement de Jordan Bardella, même si Marine le Pen a propulsé sur le devant de la scène de nombreux cadres fidèles à sa propre ligne. L’objectif est clair: jouer sur les deux jambes électorales du RN: populiste, sociale et souverainiste d’un côté, conservatrice, identitaire et anti-migratoire de l’autre. Afin de couper court aux débats, le parti a sonné le rassemblement autour de Marine le Pen. Les partis alliés (UDR et IDL) ont aussi été sollicités pour faire bloc. Jordan Bardella retourne à son rôle de «premier ministrable» et doit accepter d’entendre dire qu’il n’est «pas encore prêt» (ce qui n’est peut-être pas inexact). Mais dans ce cas, si au printemps 2027 Marine le Pen n’est finalement pas en mesure d’être candidate (juridiquement ou moralement), il faudra à nouveau expliquer que le jeune trentenaire est tout compte fait prêt et apte à devenir président de la République. Les avocats et conseillers du RN sont certainement conscients de cette situation et ont la délicate tâche de tracer la voie la moins dangereuse possible pour la campagne du RN.

Cela nous mène à la question principale: Marine le Pen peut-elle remporter l’élection présidentielle? Il convient tout d’abord de rester prudent face aux sondages encourageants en faveur de la candidate RN. Ca ne serait pas la première fois qu’elle ferait à l’élection présidentielle moins bien que ce que lui promettaient les sondages un an avant l’échéance. Par ailleurs, même si le niveau de mécontentement des Français a augmenté au cours du second mandat d’Emmanuel Macron, on ne peut faire reposer sa campagne uniquement sur le ressort du rejet du pouvoir actuel.

D’autant plus que comme en 2017, l’essentiel de l’appareil médiatique français sera sollicité afin de vernir autant que nécessaire la candidature centriste (que ce soit Gabriel Attal, Edouard Philippe ou un autre). Les médias étaient déjà parvenus à l’époque à faire accepter aux Français l’idée qu’Emmanuel Macron était un candidat «neuf», «hors système», «non partisan» et certainement pas comptable du bilan de François Hollande. Nombreux ainsi sont ceux à estimer que ce qui a fonctionné en 2017 fonctionnera à nouveau en 2027.

N’oublions pas non plus que Marine le Pen devra faire campagne sous la menace d’un jugement potentiellement défavorable, tout comme sous les assauts répétés des médias et des opposants politiques au sujet de sa condamnation dans l’affaires des «assistants parlementaires». Les débats de l’élection de 2022 avaient été confisqués par la guerre en Ukraine, ceux de l’élection de 2027 le seront-ils par le procès de Marine le Pen? C’est le pari que veut sans doute faire la dirigeante du RN: mobiliser autour de la défiance populaire envers ce qu’Éric Zemmour appelle le «coup d’état des juges». Tente-t-elle elle-même de fixer les débats sur sa personne afin que l’on ne parle pas d’économie, d’immigration, d’identité et de questions internationales?

Ce qui pourrait aider Marine le Pen serait la médiocrité de la concurrence et le manque d’enthousiasme pour une candidature centriste. Cela pourrait aussi être un second tour face à Jean-Luc Mélenchon, auquel cas le RN ferait potentiellement figure de moindre mal (attention cependant à la persistance du concept de «front républicain»). Enfin, il pourrait s’agir d’une prise de conscience de la part des Français de l’urgence de sortir des crises qui touchent leur pays depuis plusieurs décennies.

A l’inverse, l’incertitude juridique et le poids moral de la condamnation handicaperaient indéniablement la candidature de la fille de Jean-Marie le Pen. A cela il faudrait ajouter une éventuelle démobilisation d’une partie des électeurs de droite, qui pourraient choisir l’abstention au second tour en cas d’absence de signal clair envoyé par Marine le Pen vers les autres candidats de droite. En effet, Éric Zemmour avait appelé sans hésitation à voter pour elle en 2022, se privant ainsi de cartes de négociation pour la suite. Il n’est pas certain qu’il refasse la même erreur politique en 2027. Enfin, comme évoqué plus haut il ne faut pas sous-estimer la résilience du «front républicain», héritage d’une intense propagande médiatique depuis 40 ans.

Le climat entourant l’élection présidentielle de 2027 restera délétère encore de longs mois, voire même jusqu’à la toute fin. Cela pourrait susciter de la démobilisation et de la lassitude, tant parmi les médias que les électeurs ou même les militants. Dans ce contexte, et ce n’est une surprise pour personne, il est difficile de prévoir la tonalité que prendra la campagne, sans même parler des résultats finaux. Marine le Pen a bien évidemment ses chances de l’emporter, même si elles sont en réalité plus minces que ce qu’annoncent les sondages à un an de l’élection. Il n’en reste pas moins que ce n’est pas ce qui fera retrouver aux Français confiance en leurs institutions.




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Réflexions na Niedzielę

Czy Marine Le Pen może wygrać wybory prezydenckie?

Orzeczenie sądu apelacyjnego rodzi więcej pytań, niż daje odpowiedzi. Co prawda Marine Le Pen może dziś technicznie uważać się za potencjalną kandydatkę w wyborach prezydenckich i nawet już ogłosiła to publicznie, ale czy tak będzie również wiosną 2027 roku?

Po katastrofalnym dla niej wyroku sądu pierwszej instancji – nałożono na nią karę 5 lat pozbawienia prawa do sprawowania funkcji publicznych z natychmiastowym zastosowaniem – a następnie po pozornie łagodniejszym wyroku apelacyjnym nadchodzi teraz postępowanie kasacyjne. Przewodnicząca frakcji parlamentarnej RN zamierza nadal głosić swoją niewinność, ale także opóźnić rozpoczęcie stosowania kary w postaci bransoletki elektronicznej. Według sędziów wyrok sądu kasacyjnego ma zapaść „najpóźniej w kwietniu 2027 r.”, co pozwoliłoby Marine Le Pen na swobodne prowadzenie kampanii przynajmniej do tego czasu.

Jednak nadal istnieją pewne wątpliwości. Po pierwsze, sąd kasacyjny mógłby utrzymać obowiązek noszenia przez Marine Le Pen bransoletki elektronicznej, co znacznie ograniczyłoby jej swobodę przemieszczania się i możliwości organizacyjne jako kandydatki prawicy aż do wyborów. W takim przypadku zwróciłaby się do sędziego o dalsze odroczenie terminu. Po drugie, mogłoby to postawić ją w sprzeczności z jej własnymi oświadczeniami, zgodnie z którymi nie mogłaby prowadzić kampanii wyborczej z bransoletką elektroniczną (oświadczenie z 25 lutego 2026 r. w BFM TV). Wreszcie, co by się stało, gdyby sędziowie sądu kasacyjnego nakazali przekazanie sprawy do nowego sądu apelacyjnego? Nawet jeśli nie podważyłoby to od razu uprawnienia Marine Le Pen do kandydowania, partia mogłaby być zmuszona do wyznaczenia Jordana Bardelli jako nowego kandydata ze względów wizerunkowych (i sondażowych?). Przyszłość kandydatury RN w wyborach prezydenckich pozostaje zatem niejasna.

To nie wszystko. Dla wielu działaczy tej dużej partii prawicowej kandydatura Jordana Bardelli była już przesądzona. Ten ostatni zaczął nawet wcielać się w rolę kandydata na prezydenta, o czym świadczy ujawnienie jego związku z księżniczką Marią Karoliną z rodu Burbonów Obojga Sycylii czy jego polityczna wizyta w Polsce. Mimo że jego wypowiedzi na temat ewentualnej kandydatury pozostawały ostrożne, można było jednak dostrzec pewną formę konkretnych przygotowań. Chociaż zwolennicy RN mieli mieszane opinie co do tego, kto byłby najlepszym kandydatem, to jednak wyłaniała się pewna preferencja dla młodego przewodniczącego grupy Patrioci dla Europy w Parlamencie Europejskim.

Jordan Bardella nie jest obciążony ani przeszłymi porażkami Frontu Narodowego, a następnie Zjednoczenia Narodowego w wyborach prezydenckich, ani nazwiskiem Le Pen, które dla wielu wyborców nadal stanowi czynnik zniechęcający do oddania głosu na prawicę. Reprezentuje on ponadto linię polityczną odmienną od linii Marine Le Pen: podczas gdy ta ostatnia jest zwolenniczką „obrony małych przed wielkimi” oraz „opozycji między patriotami a globalistami”, Jordan Bardella kładzie większy nacisk na tradycyjny podział „prawica kontra lewica”. Marine Le Pen zwraca się przede wszystkim do klas niższych i rozczarowanych lewicą, podczas gdy zadaniem Jordana Bardelli jest utrzymanie elektoratu prawicowego, konserwatywnego, a nawet liberalnego.

Jednak członkowie i działacze RN wywodzą się przede wszystkim z prawicy i dlatego są bardziej zgodni ze stanowiskiem Jordana Bardelli, nawet jeśli Marine Le Pen wysunęła na pierwszy plan wielu kadrowców wiernych jej własnej linii. Cel jest jasny – wykorzystać oba elektoraty RN: populistyczny, socjalny i suwerenistyczny z jednej strony, konserwatywny, tożsamościowy i antyimigracyjny z drugiej. Aby położyć kres dyskusjom, partia wezwała do zjednoczenia się wokół Marine Le Pen. Zwrócono się również do partii sojuszniczych (UDR i IDL) o utworzenie wspólnego bloku. Jordan Bardella powraca zatem do roli „kandydata na premiera” i musi pogodzić się z tym, że mówi się o nim, iż „nie jest jeszcze gotowy na prezydenta” (co być może nie jest nieprawdziwe). Jeśli jednak wiosną 2027 roku Marine Le Pen ostatecznie nie będzie mogła kandydować (z przyczyn prawnych lub moralnych), trzeba będzie ponownie wyjaśnić, że ten trzydziestolatek jest jednak gotowy i zdolny do objęcia urzędu prezydenta Republiki. Prawnicy i doradcy RN z pewnością zdają sobie sprawę z tej sytuacji i stoją przed delikatnym zadaniem wytyczenia jak najmniej ryzykownej drogi dla kampanii RN.

To prowadzi nas do głównego pytania: czy Marine Le Pen może wygrać wybory prezydenckie? Przede wszystkim należy zachować ostrożność w obliczu obiecujących sondaży na korzyść kandydatki RN. Nie byłby to pierwszy raz, kiedy w wyborach prezydenckich osiągnęłaby gorszy wynik niż ten, który zapowiadały sondaże na rok przed wyborami. Ponadto nawet jeśli poziom niezadowolenia Francuzów wzrósł w trakcie drugiej kadencji Emmanuela Macrona, nie można opierać swojej kampanii wyłącznie na odrzuceniu obecnej władzy.

Tym bardziej że podobnie jak w 2017 roku, większość francuskich mediów zostanie zmobilizowana, aby w jak największym stopniu wypolerować kandydata centrowego (niezależnie od tego, czy będzie to Gabriel Attal, Édouard Philippe, czy ktoś inny). Już wtedy mediom udało się przekonać Francuzów, że Emmanuel Macron był kandydatem „nowym”, „poza systemem”, „bezpartyjnym” i z pewnością nieodpowiedzialnym za bilans kadencji François Hollande’a. Wielu zatem uważa, że to, co zadziałało w 2017 roku, zadziała ponownie w roku 2027.

Nie zapominajmy też, że Marine Le Pen będzie musiała prowadzić kampanię pod groźbą potencjalnie niekorzystnego wyroku, a także w trakcie ciągłych ataków mediów i przeciwników politycznych w związku z jej skazaniem w sprawie „asystentów parlamentarnych”. Debaty przed wyborami w 2022 roku zostały zdominowane przez wojnę na Ukrainie – czy te przed wyborami w 2027 roku zostaną zdominowane przez proces Marine Le Pen? To właśnie na to chce bez wątpienia postawić przywódca RN: zmobilizować wyborców wokół powszechnej nieufności wobec tego, co pisarz i prawicowy polityk Éric Zemmour nazywa „sędziowskim zamachem stanu”. Czy sama próbuje skierować debatę na swoją osobę, aby nie mówiono o gospodarce, imigracji, tożsamości i kwestiach międzynarodowych?

Pomóc Marine Le Pen mogłaby przeciętność konkurencji oraz brak entuzjazmu dla kandydata bloku centrowego. Potencjalnym ułatwieniem byłaby również druga tura wyborów przeciwko radykalnie lewicowemu Jean-Lucowi Mélenchonowi, w której to sytuacji RN mogłoby uchodzić za mniejsze zło (należy jednak uważać na utrzymującą się koncepcję „frontu republikańskiego”). Wreszcie Marine Le Pen mogłaby liczyć na większą świadomość ze strony Francuzów, że pilnie trzeba wyjść z kryzysów, które dotykają ich kraj od kilku dziesięcioleci.

Z drugiej strony niepewność prawna i moralny ciężar wyroku niewątpliwie osłabiłyby kandydaturę córki Jeana-Marie Le Pena. Do tego należałoby dodać ewentualną demobilizację części prawicowych wyborców, którzy mogliby zdecydować się na wstrzymanie się od głosu w drugiej turze, gdyby Marine Le Pen nie wysłała jasnego sygnału w kierunku innych prawicowych kandydatów. Rzeczywiście, Éric Zemmour bez wahania wezwał do głosowania na nią w drugiej turze w 2022 roku, pozbawiając się tym samym kart przetargowych na przyszłość. Nie jest pewne, czy w 2027 roku popełni ten sam błąd polityczny. Wreszcie, jak wspomniano powyżej, nie należy lekceważyć odporności „frontu republikańskiego”, będącego dziedzictwem intensywnej propagandy medialnej trwającej od 40 lat.

Atmosfera wokół wyborów prezydenckich w 2027 roku pozostanie zatem toksyczna jeszcze przez wiele miesięcy, a może nawet aż do samego końca kampanii. Może to wywołać demobilizację i zmęczenie, zarówno wśród mediów, jak i wyborców, a nawet działaczy partyjnych. W tym kontekście – i nie jest to dla nikogo zaskoczeniem – trudno przewidzieć, jaki ton przybierze kampania, nie mówiąc już o ostatecznych wynikach. Marine Le Pen ma oczywiście szanse na zwycięstwo, choć w rzeczywistości są one mniejsze, niż wskazują sondaże na rok przed wyborami. Nie zmienia to jednak faktu, że nie to przywróci Francuzom zaufanie do ich instytucji.

Nathaniel Garstecka

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