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Czy we Francji będzie wojna o media społecznościowe?

Swoimi refleksjami z Czytelnikami Gazety na Niedzielę dzieli się mieszkający wśród nas dziennikarz Nathaniel Garstecka. Refleksje o Polsce i Polakach, zdziwienia i fascynacje. Tekst publikujemy w językach francuskim i polskim.

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Réflexions d’un dimanche

La guerre des réseaux sociaux aura-t-elle lieu?

Le gouvernement français poursuit son combat acharné contre les plateformes numériques, en particulier contre le réseau Twitter/X d’Elon Musk. Si les raisons invoquées peuvent sembler nobles en apparence – la protection des enfants et la lutte contre les «ingérences extérieures», l’objectif recherché est pourtant tout autre: verrouiller la circulation de l’information à l’approche des élections de 2027.

Emmanuel Macron et son premier ministre Sébastien Lecornu sont parvenus à obtenir une première victoire en faisant voter l’Assemblée Nationale sur la restriction d’accès aux réseaux sociaux pour les moins de quinze ans. Une victoire pour les centristes progressiste, donc une défaite pour les libertés publiques, encore une: sous prétexte de protéger les enfants des contenus pédopornographiques on instaure des outils de contrôle visant l’intégralité de la population. Comment prouver que l’on a plus de quinze ans? En scannant sa carte d’identité ou son visage. Qu’importe que l’on nous jure sur le cœur que nos données sensibles ne seront pas conservées, personne n’y croit, et à raison.

En parallèle, le gouvernement souhaite renforcer les sanctions contre les «discours de haine», les «fausses informations» et les «ingérences étrangères». Ici aussi, l’enfer est pavé de bonnes intentions. Qui aura le contrôle de l’attribution des certificats de vérité officielle? Qui sera apte à juger? Quelle sera sa légitimité pour procéder ainsi?

La mise en scène malaisante des ingérences russes supposées dans la campagne présidentielle française prête à sourire. Gabriel Attal se plait à s’afficher victime des services secrets du Kremlin, qui le cibleraient pour son prétendu soutien à l’Ukraine et sa défense des «valeurs républicaines». Qui peut encore croire à ce théâtre? S’il est évident que la Russie cherche à déstabiliser nos démocraties, son action dans ce domaine n’est en rien plus grave que celle du Qatar, de l’Algérie, de la Chine ou même des institutions bruxelloises qui n’hésitent pas à sanctionner financièrement les gouvernements qui dévient un peu trop ouvertement de la ligne idéologique que tracent les élites européennes. La Pologne et la Hongrie en ont d’ailleurs fait les frais.

En Pologne, on sait bien à quoi ressemblent les véritables ingérences russes: provocations aux frontières, chantage aux flux migratoires, actes de sabotage, incursions de drones… c’est autre chose que les montages médiatiques grossiers dont se plaignent Gabriel Attal ou Raphael Glucksmann. Vu de l’Europe centrale, le débat sur les «ingérences étrangères» en France et sur les mesures liberticides à mettre en place pour les combattre sonne comme une mauvaise comédie.

«L’élection peut être faussée!», «la Russie va nous voler l’élection!» s’étranglent les centristes en mal d’émotions. S’ils estiment qu’il en faut si peut pour faire basculer le vote de millions de citoyens, alors autant supprimer tout de suite le suffrage universel. On ne réservera le droit de vote qu’à une caste d’élites progressistes triées sur le volet et sous le contrôle d’une commission politique composée de journalistes du service public.

On va me répondre que j’exagère, que la France n’est pas une dictature comme la Russie ou la Chine. C’est effectivement ce que je répondais moi-même aux partisans de la théorie du complot il y a quelques années, quand ils dépeignaient Emmanuel Macron en «Macronescu» ou en pantin de George Sorors. Comment, cependant, continuer à défendre nos dirigeants quand leurs actions semblent de plus en plus donner raison aux dystopistes? Ils sont en train de nous prouver qu’ils peuvent parvenir aux mêmes résultats que des dictatures mais sans milices brunes ou rouges déployées dans les rues. La mainmise idéologique sur les institutions et les «contre-pouvoirs», associée à la narration selon laquelle la sécurité, la santé, le climat et le confort valent bien davantage que la liberté suffisent largement.

Et tout cela pourquoi faire? Pour empêcher Marine le Pen de remporter enfin l’élection présidentielle? S’imaginent-ils encore que le Rassemblement National représente toujours cette hideuse menace fasciste? La ficelle était déjà grosse dans les années 2000, encore à l’époque de Jean-Marie le Pen, et même dans les années 1990 pour ceux qui s’en souviennent.

La gauche radicale et le centre progressiste ont besoin d’un «péril brun», «europhobe et islamophobe», pour exister et entretenir leur rente électorale. Au point qu’ils sont capables de contraindre la droite à se vider totalement de son logiciel idéologique. Pour avoir une chance de gagner, Marine le Pen doit ainsi déclarer que l’islam est compatible avec la république, laisser faire la constitutionalisation de l’avortement et s’abstenir lors du vote sur les restrictions d’accès aux réseaux sociaux. Jusqu’à faire douter les militants de sa capacité à redresser la France une fois au pouvoir. Stratégie de dédiabolisation bien pensée ou véritable reniement?

En souhaitant contrôler l’information et l’opinion sur les réseaux sociaux (et en dehors), le pouvoir macroniste compte empêcher ces débats d’avoir lieu. Les images de l’invasion migratoire de Ceuta sont qualifiées de «manipulations» par le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez. Ce n’est plus l’information en elle-même qui suscite la controverse, mais sa diffusion. Pour le gouvernement, la violation de la frontière de l’Union européenne par 60 000 migrants agressifs n’est pas un sujet. Par contre, le tweet d’un bot russe est une insupportable atteinte à la démocratie. Comment, dans ce contexte, prendre au sérieux l’équipe au pouvoir, y compris sur le sujet des «ingérences extérieures»?

Comment aussi prendre au sérieux la menace sur le processus électoral quand on se souvient de l’intense campagne médiatique en faveur d’Emmanuel Macron en 2017? Voilà de quoi remettre en question le nouveau concept d’«ingérences intérieures» avancé par le Sénat, ici aussi dans le but de restreindre encore davantage la liberté d’expression.

Les réseaux sociaux, et Internet en général, devaient être un espace de liberté à l’abri des restrictions étatiques. Bien évidemment, cette liberté à un prix, mais ce prix vaut la peine d’être payé, comme nous l’a prouvé notre histoire à de maintes reprises. L’extrême-centre, comme il conviendrait désormais de l’appeler, fait pourtant le choix du contrôle et du verrouillage. Cherche-t-il déjà à justifier les résultats électoraux à venir? «Nous n’avons pas perdu parce que les Français ont rejeté le bilan d’Emmanuel Macron, nous avons perdu à cause des ingérences russes». Si c’est pour user d’une telle rhétorique, autant laisser tranquilles les réseaux sociaux.




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Réflexions na Niedzielę

Czy będzie wojna o media społecznościowe?

Rząd francuski kontynuuje zaciekłą walkę z platformami cyfrowymi, a w szczególności z serwisem X (Twitter), należącym do Elona Muska. Choć podawane powody mogą wydawać się szlachetne – ochrona dzieci i walka z „ingerencjami zewnętrznymi” – rzeczywisty cel jest zupełnie inny: ograniczenie przepływu informacji w przededniu wyborów w 2027 roku.

Emmanuel Macron i jego premier Sébastien Lecornu odnieśli pierwsze zwycięstwo, doprowadzając do głosowania w Zgromadzeniu Narodowym nad ograniczeniem dostępu do mediów społecznościowych dla osób poniżej piętnastego roku życia. Zwycięstwo dla postępowych centrystów, a zatem kolejna porażka dla swobód obywatelskich: pod pretekstem ochrony dzieci przed treściami zawierającymi pornografię wprowadza się narzędzia kontroli skierowane przeciwko całej populacji. Jak udowodnić, że ma się więcej niż piętnaście lat? Skanując dowód osobisty lub twarz. Nieważne, że przysięgają nam na wszystko, iż nasze dane wrażliwe nie będą przechowywane – nikt w to nie wierzy, i słusznie.

Równolegle rząd zamierza zaostrzyć sankcje wobec „mowy nienawiści”, „fałszywych informacji” i „zagranicznej ingerencji”. Również w tym przypadku – dobrymi chęciami piekło jest wybrukowane. Kto będzie sprawował kontrolę nad przyznawaniem certyfikatów oficjalnej prawdy? Kto będzie uprawniony do osądzania? Jaka będzie jego legitymacja do podejmowania takich działań?

Niezręczna inscenizacja rzekomej rosyjskiej ingerencji we francuską kampanię prezydencką jest niepoważna. Gabriel Attal lubi przedstawiać się jako ofiara służb specjalnych Kremla, które rzekomo biorą go na celownik z powodu jego domniemanego poparcia dla Ukrainy i obrony „wartości republikańskich”. Kto jeszcze może wierzyć w tę farsę? Choć oczywiste jest, że Rosja dąży do destabilizacji naszych demokracji, jej działania w tej dziedzinie nie są wcale poważniejsze niż działania Kataru, Algierii, Chin, a nawet instytucji brukselskich, które nie wahają się nakładać sankcji finansowych na rządy zbyt otwarcie odbiegające od linii ideologicznej wytyczanej przez europejskie elity. Polska i Węgry zresztą poniosły tego konsekwencje.

W Polsce dobrze wiemy, jak wygląda prawdziwa rosyjska ingerencja: prowokacje na granicach, szantaż związany z przepływami migracyjnymi, akty sabotażu, naloty dronów… To coś zupełnie innego niż prymitywne montaże, na które narzekają Gabriel Attal czy Raphaël Glucksmann. Z perspektywy Europy Środkowej debata na temat „zagranicznej ingerencji” we Francji oraz środków ograniczających wolności, które należy wprowadzić, by jej przeciwdziałać, brzmi jak kiepska komedia.

„Wybory mogą zostać sfałszowane!”, „Rosja ukradnie nam wybory!” – krzyczą centryści spragnieni emocji. Jeśli uważają, że wystarczy tak niewiele, by wpłynąć na głosy milionów obywateli, to równie dobrze można od razu znieść powszechne prawo wyborcze, a prawo do głosowania zarezerwować wyłącznie dla kasty starannie wyselekcjonowanych, postępowych elit, pozostających pod kontrolą komisji politycznej złożonej z dziennikarzy mediów publicznych. A czemu nie?

Może się wydawać, że przesadzam i że Francja nie jest dyktaturą taką jak Rosja czy Chiny. Właśnie tak odpowiadałem zwolennikom teorii spiskowych kilka lat temu, kiedy przedstawiali Emmanuela Macrona jako „Macronescu” lub marionetkę George’a Sorosa. Jak jednak bronić naszych przywódców, skoro ich działania, jak się wydaje, coraz bardziej potwierdzają rację dystopistów? Udowadnia się nam, że nasze rządy potrafią osiągnąć te same rezultaty co dyktatury, ale bez brązowych czy czerwonych milicji rozmieszczonych na ulicach. Wystarczy ideologiczna kontrola nad instytucjami demokracji w połączeniu z narracją, zgodnie z którą bezpieczeństwo, zdrowie, klimat i wygoda są znacznie ważniejsze niż wolność.

A po co to wszystko? Żeby uniemożliwić Marine Le Pen zwycięstwo w wyborach prezydenckich? Czy oni nadal wyobrażają sobie, że Rassemblement National wciąż stanowi ohydne faszystowskie zagrożenie? Ta sztuczka była już zbyt oczywista w pierwszych latach XXI w., jeszcze za czasów Jeana-Marie Le Pena, a nawet w latach 90., jak pamiętają ci, którzy to przeżyli.

Radykalna lewica i postępowe centrum potrzebują „brunatnego zagrożenia”, „eurofobicznego i islamofobicznego”, aby istnieć i utrzymać swój elektorat. Do tego stopnia, że są w stanie zmusić prawicę do całkowitego pozbycia się swojego programu ideologicznego. Aby mieć szansę na zwycięstwo, Marine Le Pen musi zatem oświadczyć, że islam jest zgodny z Republiką, zgodzić się na konstytucjonalizację aborcji i wstrzymać się od głosu podczas głosowania nad ograniczeniami dostępu do mediów społecznościowych. Prawicowi działacze zaczynają wątpić w jej zdolność do naprawy Francji po dojściu do władzy. Czy jest to przemyślana strategia dediabolizacji, czy też prawdziwe wyrzeczenie się przekonań?

Chcąc kontrolować informacje i opinie w mediach społecznościowych (i poza nimi), macroniści zamierzają uniemożliwić prowadzenie tych debat. Obrazy inwazji migrantów na Ceutę są określane przez ministra spraw wewnętrznych Laurenta Nuñeza jako „manipulacje”. To już nie sama informacja budzi kontrowersje, ale jej rozpowszechnianie. Dla rządu naruszenie granicy Unii Europejskiej przez 60 000 agresywnych migrantów nie stanowi tematu do dyskusji. Natomiast tweet rosyjskiego bota jest niemożliwym do zniesienia atakiem na demokrację. Jak w tym kontekście poważnie traktować rządzącą ekipę, w tym w kwestii „ingerencji zewnętrznych”?

Jak również traktować poważnie zagrożenie procesu wyborczego, mając na uwadze intensywną kampanię medialną na rzecz Emmanuela Macrona w 2017 roku? To wystarczy, by podać w wątpliwość nową koncepcję „ingerencji wewnętrznych” wysuniętą przez Senat, również w tym przypadku mającą na celu jeszcze większe ograniczenie wolności słowa.

Media społecznościowe, a ogólnie rzecz biorąc, internet, miały być przestrzenią wolności, wolną od ograniczeń ze strony państw. Oczywiście, ta wolność ma swoją cenę, ale warto ją zapłacić, o czym wielokrotnie przekonała nas historia. Skrajne centrum, jak należałoby je teraz nazwać, wybiera jednak kontrolę i blokadę. Czy już teraz próbuje ono usprawiedliwiać swoje przyszłe słabe wyniki wyborcze? „Nie przegraliśmy dlatego, że Francuzi odrzucili bilans Emmanuela Macrona. Przegraliśmy z powodu rosyjskiej ingerencji”. Jeśli trzeba posługiwać się taką retoryką, równie dobrze można zostawić media społecznościowe w spokoju.

Nathaniel Garstecka

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