Reflexions na Niedzielę. Emmanuel Macron – uznany przywódca czy przegrany w agonii?
Swoimi refleksjami z Czytelnikami Gazety na Niedzielę dzieli się mieszkający wśród nas dziennikarz Nathaniel Garstecka. Refleksje o Polsce i Polakach, zdziwienia i fascynacje. Tekst publikujemy w językach francuskim i polskim.

Réflexions d’un dimanche
Emmanuel Macron, leader reconnu ou perdant à l’agonie?
Emmanuel Macron a fait du slogan «en même temps» le maître mot de sa présidence. A moins de deux ans de la fin de son second mandat, L’expression n’a jamais été autant d’actualité. Sur le front intérieur, le président est en retrait et semble à l’agonie, ayant perdu la main sur le cours des événements. A l’extérieur, il essaie d’imposer son leadership, en prenant les devants dans le dossier ukrainien et dans celui de la guerre entre Israël et le Hamas.
A l’intérieur, un naufrage
Jamais en l’espace de 8 ans un contraste de cette ampleur n’a été visible. A tel point qu’on a l’impression d’avoir affaire avec deux personnages bien distincts. Entre références au docteur Jekyll d’un côté, aux blagues graveleuses sur son histoire personnelle de l’autre, le président Emmanuel Macron version 2025 est incontestablement un modèle de premier choix pour les analystes politiques.
Selon les derniers sondages d’opinion, entre 15% (YouGov) et 21% (Elabe) des Français sont satisfaits du président de la république. Seulement. Emmanuel Macron fait presque pire que François Hollande, ce qui semblait impossible il y a encore quelques mois. Il ne peut en être autrement: le président a perdu la main sur les évènements nationaux depuis sa réélection en 2022, en particulier à partir de la claque des européennes puis de la dissolution de 2024. La lassitude des Français face à ce qui n’est au final que la prolongation du mandat socialiste de 2012-2017 centrisé à l’extrême se fait de plus en plus sentir.
La lassitude, mais aussi la colère dans un contexte d’insécurité grandissante. Insécurité physique («Il n’y a plus de lieux safe», selon le ministre de la Justice et ancien ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin), insécurité culturelle (l’immigration massive, le progressisme et la mondialisation dénaturent un nombre croissant de domaines culturels de notre société), insécurité économique (alors que le gouvernement cherche plus de 40 milliards d’euros d’économie pour le budget 2026, le taux d’épargne des Français a atteint un record de 19%) et insécurité politique (le gouvernement de Français Bayrou peut tomber à tout moment, ce qui pourrait dans le pire des cas entraîner une nouvelle dissolution) se conjuguent dans une France qui doute d’elle-même.
Délégitimisé, Emmanuel Macron est désarmé. Il ne peut se risquer à provoquer de nouvelles élections législatives anticipées, qui verraient ce qui reste de son camp s’éroder encore davantage. Il ne lui reste plus qu’à soutenir de loin le premier ministre François Bayrou. «Il est mon ami… mon compagnon de route. Il a les capacités pour tenir ce gouvernement qui n’est pas habituel» a déclaré le chef de l’Etat au sujet de celui sans qui il n’aurait sans doute pas pu gagner l’élection présidentielle de 2017.
Le patron du MoDem doit être préservé. Coûte que coûte. S’il tombe, Emmanuel Macron risque de tomber aussi. Il reste moins de deux ans à tenir. Le président n’a d’autre choix qu’une longue agonie.
A l’extérieur, un sursaut
«En même temps», il n’a jamais été aussi actif à l’international que ces derniers mois. Pas nécessairement de la meilleure des manières, certes, mais il est tout de même parvenu à occuper l’espace et à faire oublier un temps ses déconvenues en France. En témoigne sa position affichée lors de la réunion de certains dirigeants européens à Washington aux côtés de Donald Trump et de Volodymyr Zelensky, peu après la rencontre entre le président américain et Vladimir Poutine à Anchorage en Alaska. Sur toutes les photos, Emmanuel Macron est soit juste à côté, soit juste en face de Donald Trump. Même le président ukrainien est parfois placé plus loin, alors qu’il est question ici de l’avenir de son pays. Le locataire de l’Elysée a donc su s’imposer comme leader de la «coalition des volontaires» dans les relations avec la Maison Blanche.
Ce n’est pas trop tôt, dira-t-on. Il aura fallu attendre 2025 et le retour de Donald Trump au pouvoir, alors que la fenêtre d’action s’était ouverte le jour de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, plus de trois ans plus tôt. A l’époque, Emmanuel Macron avait préféré tergiverser, refusant de couper trop rapidement les ponts avec le Kremlin, se rappelant que plusieurs contrats d’ampleur liaient (et continuent à lier) les deux pays. Il s’agissait aussi de ménager le fameux «couple franco-allemand», qui n’est un couple qu’aux yeux des élites parisiennes. Emmanuel Macron a refusé d’enfoncer davantage des Allemands empêtrés dans les conséquences de leur dépendance au gaz russe, dépendance construite sur le rejet idéologique (et financé par Moscou) du nucléaire. Il est évidemment mieux vu dans les salons politiques et médiatiques de s’en prendre à l’Amérique qu’à l’Allemagne.
Au lieu de bâtir un nouvel axe européen (Paris-Rome-Varsovie) ouvertement dirigé contre la menace russe, quitte à se guérir de la haine maladive française à l’égard des Etats-Unis, et donner un souffle nouveau à une Union Européenne ne parvenant pas se réinventer, le président français a préféré temporiser, reculer entre 2022 et 2024 pour mieux sauter en 2025 affirmeront ses soutiens. Donald Trump, lui, ne voit visiblement aucun inconvénient à désigner la France comme interlocuteur privilégié en Europe dans le dossier ukrainien, malgré l’opposition programmatique mise en scène par Emmanuel Macron. Cocorico!
L’autre sujet actuel d’ampleur est la guerre menée par Israël contre le terrorisme à Gaza. Ici, Emmanuel Macron a décidé de jouer contre Israël, sans doute, comme dans le cas de l’Ukraine, pour afficher son statut d’anti-Trump de premier ordre. Donald Trump veut obtenir rapidement la paix en Europe de l’est, quitte à forcer la main à l’Ukraine? Emmanuel Macron affirmer «Rien au sujet de l’Ukraine sans l’Ukraine». Le républicain soutient ouvertement Israël? L’ancien ministre de François Hollande déclare qu’il va reconnaître un Etat palestinien. L’anti-trumpisme permet à Emmanuel Macron d’exister sur la scène internationale, même s’il manque pour l’instant de cartes en main (un retard critique dans les efforts de réindustrialisation militaire) et même s’il faut aller jusqu’à la faute morale.
Car oui, reconnaître un Etat palestinien dans un contexte de montée de l’antisémitisme et sous les applaudissement du Hamas est une faute. Sans doute le président français espère-t-il rivaliser avec Jean-Luc Mélenchon pour les voix de l’électorat musulman. Sans doute espère-t-il ainsi court-circuiter les revendications des Frères musulmans, dont l’influence ne cesse de grandir en France. Les plus sarcastiques y verront la preuve ultime que la diplomatie française n’est pas «tenue par le lobby juif et sioniste». Quoiqu’il en soit, Emmanuel Macron est en train de vivre une nouvelle parenthèse enchantée estivale, après celle des JO de Paris 2024. N’est-ce pas là la meilleure formule pour lui? Laisser le gouvernement aux prises avec la crise interne, tirer les bénéfices des crises externes. Au fait, quelqu’un a-t-il vu Jean-Noël Barrot?
Réveil sur l’immigration?
Je n’en croyais pas mes yeux en lisant l’édition du mercredi 20 aout des «Echos». D’autant plus que la tribune qui m’a fait sursauter avait été écrite par des dirigeants de «Territoires de progrès», l’aile sociale-démocrate du bloc centriste d’Emmanuel Macron. Mais de quoi en retourne-t-il donc? Eh bien il semblerait que le dogme de l’immigration massive arabo-musulmane comme incontestable et absolue chance pour la France soit en train de sauter. Si «Les Echos» et l’aile gauche de la macronie l’admettent, c’est que de grands progrès ont été réalisés dans la prise de conscience sur la situation migratoire en France.
Premièrement, les auteurs remettent en question le slogan, parfaitement malhonnête, «sans immigration, l’économie meurt»: «Le modèle français apparait déconnecté des besoins de l’économie. Les compétences disponibles sont mal orientées, souvent sous-employées. Et tandis que d’autres pays font de l’immigration de travail un levier directeur de toutes les autres, la France doute et subit». Premier coup porté à l’idéologie portes ouvertes qui a dominé en France depuis les années 1960.
Deuxièmement, une phrase extrêmement explicite: «Les 500 000 postes non pourvus, notamment dans les métiers en tension, ne justifient donc pas à eux seuls un recours systématique à l’immigration», complétée plus loin par le constat que l’immigration de travail est minoritaire en comparaison à l’immigration familiale et étudiante et que le taux d’emploi est inférieur chez les immigrés que chez les Français. Deuxième coup porté à l’idéologie migratoire.
Troisièmement, l’article contient quelques allusions discrètes aux risques culturels que fait peser l’immigration. «Le niveau d’activité des femmes immigrées est inférieur de 24 points ce qui renvoie également à leur statut culturel»: en effet, les femmes sont discriminées au sein des cultures musulmans et africaines, ce qui se répercute dans les milieux immigrés en France. «Hors droit d’asile, seule l’immigration choisie est utile, en fonction de sa capacité à contribuer et à s’insérer durablement dans la société». Si cette stratégie est mal menée, «les tensions s’accroîtront et avec elles, les rancœurs des travailleurs».
En d’autres termes, l’aile gauche du bloc centriste d’Emmanuel Macron propose de diviser l’immigration par cinq et de la limiter à des travailleurs mieux qualifiés et pouvant bien s’intégrer. Sinon, «les tensions s’accroitront». Jusqu’à présent, seule la droite osait aller jusqu’à affirmer cela. Assistons-nous à un réveil plus large sur cette question?

Réflexions na niedzielę
Emmanuel Macron – uznany przywódca czy przegrany w agonii?
Prezydent Emmanuel Macron uczynił hasło „jednocześnie” („en même temps”) mottem swojej prezydentury. Niecałe dwa lata przed końcem swojej drugiej kadencji wyrażenie to nigdy nie było tak aktualne. Na froncie wewnętrznym prezydent pozostaje w cieniu i wydaje się być w agonii, tracąc kontrolę nad biegiem wydarzeń. Na arenie międzynarodowej próbuje z kolei narzucić swoje przywództwo, przejmując inicjatywę w sprawie Ukrainy i wojny między Izraelem a Hamasem.
W kraju – katastrofa
Nigdy w ciągu ostatnich ośmiu lat nie było widać tak wyraźnego kontrastu. Do tego stopnia, że można odnieść wrażenie, iż mamy do czynienia z dwiema zupełnie różnymi osobami. Między odniesieniami do doktora Jekylla z jednej strony a nieprzyzwoitymi żartami na temat jego historii osobistej z drugiej – prezydent Emmanuel Macron w wersji 2025 jest bez wątpienia modelowym obiektem zainteresowania analityków politycznych.
Według ostatnich sondaży opinii publicznej od 15 proc. (YouGov) do 21 proc. (Elabe) Francuzów jest zadowolonych z prezydenta Republiki. Tylko tyle. Emmanuel Macron radzi sobie niemal gorzej niż François Hollande, co jeszcze kilka miesięcy temu wydawało się niemożliwe. Nie może być inaczej: prezydent stracił kontrolę nad wydarzeniami krajowymi od czasu swojej reelekcji w 2022 r., zwłaszcza po druzgocącej porażce w wyborach europejskich, a następnie po rozwiązaniu parlamentu w 2024 r. Francuzi są coraz bardziej zmęczeni tym, co ostatecznie jest tylko przedłużeniem kadencji socjalistów z lat 2012–2017, w wersji skrajnie centrystycznej.
Zmęczenie, ale także gniew w kontekście rosnącego niebezpieczeństwa. Niebezpieczeństwo fizyczne („Nie ma już bezpiecznych miejsc” – według ministra sprawiedliwości i byłego ministra spraw wewnętrznych Géralda Darmanina), niebezpieczeństwo kulturowe (masowa imigracja, progresywizm i globalizacja wypaczają coraz więcej obszarów kulturowych naszego społeczeństwa), niebezpieczeństwo ekonomiczne (podczas gdy rząd szuka ponad 40 mld euro oszczędności w budżecie na 2026 r., stopa oszczędności Francuzów osiągnęła rekordowy poziom 19 proc.) i niebezpieczeństwo polityczne (rząd François Bayrou może upaść w każdej chwili, co w najgorszym przypadku może doprowadzić do ponownego rozwiązania parlamentu) łączą się we Francji, która coraz bardziej wątpi w siebie.
Pozbawiony uznania Emmanuel Macron jest bezradny. Nie może ryzykować przeprowadzenia nowych przedterminowych wyborów parlamentarnych, które doprowadziłyby do dalszego osłabienia jego obozu. Pozostaje mu jedynie wspieranie z daleka premiera François Bayrou. „Jest moim przyjacielem… Moim towarzyszem podróży. Ma zdolności, aby utrzymać ten nietypowy rząd” – powiedział prezydent o człowieku, bez którego prawdopodobnie nie wygrałby wyborów prezydenckich w 2017 roku.
François Bayrou, szef centrowego MoDem, musi się utrzymać. Za wszelką cenę. Jeśli upadnie, Emmanuel Macron również może upaść. Zostało mniej niż dwa lata. Prezydent nie ma żadnego wyboru – przed nim tylko długa agonia.
Na zewnątrz – nagły wzrost aktywności
Jednocześnie prezydent nigdy nie był tak aktywny na arenie międzynarodowej jak w ostatnich miesiącach. Niekoniecznie w najlepszy sposób, ale mimo wszystko udało mu się zająć przestrzeń i na chwilę zapomnieć o swoich niepowodzeniach we Francji. Świadczy o tym jego stanowisko wyrażone podczas spotkania niektórych europejskich przywódców w Waszyngtonie u boku Donalda Trumpa i Wołodymyra Zełenskiego, krótko po spotkaniu prezydenta USA z Władimirem Putinem w Anchorage na Alasce. Na wszystkich zdjęciach Emmanuel Macron stoi albo tuż obok albo naprzeciwko Donalda Trumpa. Nawet prezydent Ukrainy czasami stoi dalej, mimo że chodzi tu o przyszłość jego kraju. Lokator Pałacu Elizejskiego zdołał więc narzucić się jako lider „koalicji chętnych” w stosunkach z Białym Domem.
Wreszcie – można by rzec. Trzeba było czekać do 2025 r. i powrotu Donalda Trumpa do władzy, podczas gdy okno możliwości otworzyło się w dniu inwazji Rosji na Ukrainę, ponad trzy lata wcześniej. W tamtym czasie Emmanuel Macron wolał zwlekać, nie chcąc zbyt szybko zrywać stosunków z Kremlem, pamiętając, że oba kraje łączyło (i nadal łączy) kilka dużych kontraktów. Chodziło również o to, aby nie narazić słynnej „francusko-niemieckiej pary”, która jest parą tylko w oczach paryskich elit. Emmanuel Macron nie chciał jeszcze bardziej pogrążać Niemców, którzy borykają się z konsekwencjami uzależnienia od rosyjskiego gazu, uzależnienia opartego na ideologicznym odrzuceniu energii jądrowej (odrzuceniu finansowanym przez Moskwę). Oczywiście w kręgach politycznych i medialnych lepiej jest atakować Amerykę niż Niemcy.
Zamiast budować nową oś europejską Paryż-Rzym-Warszawa, otwarcie skierowaną przeciwko rosyjskiemu zagrożeniu, nawet kosztem wyleczenia się z chorobliwej nienawiści Francuzów do Stanów Zjednoczonych, i tchnąć nowe życie w Unię Europejską, która nie potrafi się odnowić, prezydent Francji wolał grać na zwłokę, wycofać się między 2022 a 2024 r., aby lepiej skoczyć w 2025 r., jak twierdzą jego zwolennicy. Donald Trump najwyraźniej nie widzi nic złego w wyznaczeniu Francji jako uprzywilejowanego partnera w Europie w sprawie Ukrainy – pomimo programowego sprzeciwu Emmanuela Macrona. Cocorico!
Innym aktualnym tematem o dużym znaczeniu jest wojna prowadzona przez Izrael przeciwko terroryzmowi w Strefie Gazy. W tym przypadku Emmanuel Macron postanowił zagrać przeciwko Izraelowi, prawdopodobnie, podobnie jak w przypadku Ukrainy, aby pokazać swój status pierwszorzędnego przeciwnika Trumpa. Donald Trump chce szybko osiągnąć pokój w Europie Wschodniej, nawet jeśli oznacza to wywieranie presji na Ukrainę. Emmanuel Macron twierdzi, że „nic o Ukrainie bez Ukrainy”. Republikanin otwarcie popiera Izrael? Były minister François Hollande oświadcza, że zamierza uznać państwo palestyńskie. Antytrumpizm pozwala Emmanuelowi Macronowi zaistnieć na arenie międzynarodowej, nawet jeśli na razie brakuje mu kart do gry (fatalne opóźnienie w wysiłkach na rzecz reindustrializacji) i nawet jeśli trzeba posunąć się do moralnego błędu.
Bo tak, uznanie państwa palestyńskiego w kontekście nasilającego się antysemityzmu i przy aplauzie Hamasu jest moralnym błędem. Francuski prezydent ma zapewne nadzieję rywalizować z Jean-Luc Mélenchonem o głosy muzułmańskiego elektoratu. Może sądzi, że w ten sposób obejdzie roszczenia Bractwa Muzułmańskiego, którego wpływ we Francji stale rośnie. Najbardziej sarkastyczni dostrzegą w tym ostateczny dowód, że dyplomacja francuska nie jest „zależna od lobby żydowskiego i syjonistycznego”. Tak czy inaczej, Emmanuel Macron przeżywa kolejną bajeczną letnią przerwę – po tej związanej z Igrzyskami Olimpijskimi w Paryżu w 2024 roku. Czy nie jest to dla niego najlepsza strategia? Pozostawić rządowi zmagania z kryzysem wewnętrznym, a samemu czerpać korzyści z kryzysów zewnętrznych. À propos, czy ktoś widział ministra spraw zagranicznych Jeana-Noëla Barrota?
Przebudzenie w kwestii imigracji?
Nie wierzyłem własnym oczom, czytając środowe wydanie „Les Echos” z 20 sierpnia. Tym bardziej że artykuł, który mnie zaskoczył, został napisany przez przywódców Territoires de progrès, socjaldemokratycznego skrzydła centrystycznego bloku Emmanuela Macrona. O co więc chodzi? Wygląda na to, że dogmat masowej imigracji arabsko-muzułmańskiej jako niepodważalnej i absolutnej szansy dla Francji zaczyna tracić na znaczeniu. Jeśli „Les Echos” i lewicowe skrzydło macronizmu to przyznają, oznacza to, że poczyniono duże postępy w zakresie świadomości sytuacji migracyjnej we Francji.
Po pierwsze, autorzy podważają całkowicie nieuczciwe hasło „bez imigracji gospodarka umiera”: „Model francuski wydaje się oderwany od potrzeb gospodarki. Dostępne kompetencje są źle ukierunkowane, często niewykorzystane. Podczas gdy inne kraje traktują imigrację zarobkową jako siłę napędową wszystkich innych, Francja waha się i cierpi”. To pierwszy cios wymierzony w ideologię otwartych drzwi, która dominowała we Francji od lat 60.
Po drugie, niezwykle jednoznaczne zdanie: „500 000 nieobsadzonych stanowisk, zwłaszcza w zawodach, w których występuje niedobór pracowników, nie uzasadnia systematycznego uciekania się do imigracji”, uzupełnione jest stwierdzeniem, że imigracja zarobkowa stanowi mniejszość w porównaniu z imigracją rodzinną i studencką, a wskaźnik zatrudnienia wśród imigrantów jest niższy niż wśród Francuzów. To drugi cios wymierzony w ideologię migracyjną.
Po trzecie, artykuł zawiera kilka dyskretnych aluzji do zagrożeń kulturowych związanych z imigracją. „Poziom aktywności imigrantek jest niższy o 24 punkty, co również odnosi się do ich statusu kulturowego”: kobiety są dyskryminowane w kulturach muzułmańskich i afrykańskich, co ma swoje odzwierciedlenie w środowiskach imigranckich we Francji. „Poza prawem do azylu tylko imigracja selektywna jest użyteczna, w zależności od jej zdolności do wniesienia wkładu i trwałej integracji ze społeczeństwem”. Jeśli strategia ta zostanie źle przeprowadzona, „napięcia będą rosły, a wraz z nimi niechęć klasy robotniczej do imigrantów”.
Innymi słowy, lewe skrzydło centrystycznego bloku Emmanuela Macrona proponuje ograniczenie imigracji o 80 proc. i ograniczenie jej do lepiej wykwalifikowanych pracowników, którzy mogą się dobrze zintegrować. W przeciwnym razie „napięcia będą rosły”. Do tej pory tylko prawica miała odwagę tak twierdzić. Czy jesteśmy świadkami szerszego przebudzenia w tej kwestii?
Nathaniel Garstecka
