Réflexions na Niedzielę. Gazeta „Les Echos” wzywa do zwiększenia imigracji
Swoimi refleksjami z Czytelnikami Gazety na Niedzielę dzieli się mieszkający wśród nas dziennikarz Nathaniel Garstecka. Refleksje o Polsce i Polakach, zdziwienia i fascynacje. Tekst publikujemy w językach francuskim i polskim.

Réflexions d’un dimanche
Le journal Les Echos appelle à davantage d’immigration
On ne s’attendait pas à lire de propagande aussi grossière venant d’un journal aussi sérieux. Les Echos a publié un article appelant ouvertement à augmenter l’immigration afin de compenser l’effondrement de la démographie européenne. L’échec patent de 60 ans d’immigration massive devrait pourtant nous prémunir contre de tels écrits.
On ne peut pas être plus clair: «Les pays européens vont devoir augmenter l’immigration», titre le journal économiques Les Echos. «L’immigration en Europe est inéluctable et nécessaire», se permet même d’ajouter le journaliste Richard Hiault, auteur du texte, s’appuyant sur un rapport publié par le Comité d’action pour la Méditerranée (CAM) «à l’occasion d’un séminaire coorganisé avec l’Institut du monde arabe (IMA) et l’Agence française de développement (AFD)».
Des chiffres nous sont ensuite présentés: le taux de fécondité qui s’effondre (1,61 en France; 1,34 dans l’UE), la baisse du nombre d’actifs et l’augmentation des postes vacants. Il en ressort clairement que notre civilisation poursuit sa transition démographique, enclenchée il y a déjà plus d’un siècle. Ce diagnostic est juste: la génération «Baby-boom» n’a pas eu d’enfants. Il faut le dire et le répéter, car c’est ici que se trouve le nœud du problème actuel. Les raisons de cette situation sont, elles, diverses: exode rural, progrès de la médecine, «libération» de la femme, focus sur le bien-être, avènement de la société de loisirs, déchristianisation… on peut légitimement en débattre.
Le souci concerne l’interprétation de cette nouvelle réalité et les solutions à y apporter. Selon Les Echos, le recours à l’immigration massive est nécessaire si nous voulons maintenir notre économie à flots. Il faudrait même renforcer les partenariats avec les pays d’Afrique du nord afin d’y former les spécialistes dont nous aurions si cruellement besoin. Au risque d’accroitre la fuite des cerveaux de l’Afrique vers l’Europe, ce dont a pleinement conscience le journaliste Richard Hiault. «Ensemble, il s’agit plutôt d’organiser, en amont, de véritables parcours de formation, d’emploi et de mobilité mutuellement bénéfiques, de part et d’autre de la Méditerranée» peut-on lire dans l’article. Ce qui sonne faux, car ce que nous observons depuis plusieurs décennies est une mobilité professionnelle et familiale quasiment intégralement du sud vers le nord.
Le défi profond auquel fait face notre civilisation devrait donc, selon le journaliste, être corrigé via des artifices migratoires. Cela va à l’encontre du bon sens, qui suggère plutôt de trouver des solutions via l’adaptation et l’innovation. Notre population vieillit? Selon les immigrationnistes, il faut masquer le problème en compensant notre démographie par des flux humains de peuplement alors que bien au contraire, il faudrait plutôt nous adapter à la réalité de notre évolution, réorienter notre tissu économique et effectuer les innovations techniques nécessaires.
«Impossible, cela va prendre trop de temps et coûter trop cher», nous répondent les «experts business» et autres lobbyistes. Effectivement, si nous n’initions pas immédiatement les progrès techniques dont nous avons besoin, nous risquons d’attendre longtemps. Le Japon, lui, a été capable de faire cet effort. Au lieu de céder à la facilité court-termiste d’une immigration de travail pour compenser le vieillissement de sa population, il a tout misé sur l’automatisation et la robotisation. Résultat, il a déjà un train d’avance par rapport à nous.
Le journal Les Echos, préfère, de son côté, s’en prendre aux Européens qui «refusent de voir la réalité» et votent pour des partis anti-immigration, qualifiés d’«extrême-droite». Il va jusqu’à prendre en contre-exemple Giorgia Meloni, qui s’est «heurtée aux réalités économiques de son pays» après avoir été « farouchement hostile à l’immigration». Cependant, ce n’est pas aux réalités économiques de son pays que s’est heurtée la présidente du Conseil italien, c’est à la sclérose idéologique des élites européennes qui, eu lieu d’encourager l’innovation et le progrès technique, restent enfermées dans une vision étriquée de l’économie et s’emploient à alourdir les normes, les règlements et les interdictions au nom de la «lutte pour le climat». Au lieu de lancer un vaste programme d’incitations à la robotisation des secteurs économiques qui peuvent l’être, la Commission européenne multiplie les absurdités éco-féministes et les ingérences idéologiques dans pays membre de l’UE. Alors oui, Giorgia Meloni, comme Viktor Orban ou Mateusz Morawiecki ont été contraints de céder à la facilité migratoire. Non pas parce qu’il s’agirait là de la bonne solution, mais parce qu’ils n’ont pas trouvé l’environnement institutionnel nécessaire pour faire autrement.
Par ailleurs, un autre problème se pose. Problème ignoré ou minimisé par les élites dirigeantes européenne: celui de la nature de l’immigration que l’on nous impose. Une immigration de masse arabo-musulmane et africaine. Une immigration qui appartient à un bloc civilisationnel étranger et hostile au nôtre. Dans un nombre croissant de villes et de quartiers, les différences culturelles se muent progressivement en tensions larvées, puis en conflits ouverts. La jeunesse arabo-musulmane, née en France s’étant vue attribuer administrativement la nationalité française, n’a pas été élevée dans la reconnaissance et le respect vis-à-vis du pays d’accueil.
La précarité n’est qu’un prétexte fumeux avancé par des sociologues subventionnés ou des responsables politiques de gauche lorgnant sur l’électorat immigré. Les départements ruraux de la France profonde sont bien plus pauvres que les banlieues des grandes villes. La France a fait preuve d’une générosité inouïe en faveur de populations qui n’avaient pas la moindre intention de s’agréger au tissu national français. Nous leur avons tout construit et tout offert: les logements, les infrastructures, les opportunités économiques, la discrimination positive, la criminalisation des instincts de survie basiques de la nation française. Nous avons même adapté notre diplomatie à la nouvelle composition de la société française.
Pourtant, cela ne suffit pas, et ne suffira sans doute jamais. La criminalité explose, le trafic de drogue gangrène nos villes, les «incivilités» empoisonnent la vie des Français et même celle des immigrés qui souhaitent s’intégrer, les revendications culturelles des islamistes se multiplient et contribuent à la communautarisation des quartiers concernés, les attentats nous rappellent régulièrement l’erreur que nous avons commise en acceptant cette immigration massive… Plus personne ne nie aujourd’hui le Grand remplacement: la gauche souhaite l’accompagner pour en tirer un bénéfice électoral, la droite prend des pincettes pour achever sa propre dédiabolisation. Certains partis de droite saisissent la question à bras le corps, mais ils plafonnent à 5% dans les sondages.
Cependant, comment peut-il en être autrement quand de grands médias se font les relais grossiers de la propagande des «instituts de la méditerranée» et autres groupements d’influence des milieux d’affaires? «Aujourd’hui en Europe, l’heure est bien à la recomposition des flux d’immigration», croit savoir Richard Hiault. La seule recomposition des flux migratoires que nous devrions organiser est celle de leur inversion. Immigration négative, comme le suggère Éric Zemmour.
Notre civilisation a su se relever seule de catastrophes démographiques comme la Grande peste ou la Guerre de Trente Ans. Elle a su évoluer seule à travers les siècles, en sachant s’inspirer d’innovations issues d’autres civilisations sans pour autant avoir recours à l’immigration massive extra-européenne. Nous allons subir une période de déclin économique et de manque de main d’œuvre? Ce n’est pas grave, à condition d’enclencher les progrès techniques dont nous avons besoin. Notre population est vieillissante et déclinante? Ce n’est pas grave, à condition de ne pas chercher à le compenser artificiellement. Le modèle social est souffrant? Ce n’est pas grave, à condition d’avoir la volonté politique de le réformer.
Nous sommes parfaitement capables de répondre à ces défis sans avoir à nous reposer sur l’immigration de peuplement extra-européenne, qui contribue en outre en grande partie aux crises que nous traversons. Les articles irresponsables comme celui des Echos ne sont pas la solution. Ils sont le problème.

Réflexions na Niedzielę
Gazeta „Les Echos” wzywa do zwiększenia imigracji
Nie spodziewaliśmy się tak rażącej propagandy ze strony tak poważnej gazety. „Les Echos” opublikowało artykuł, w którym otwarcie wzywa się do zwiększenia imigracji w celu zrekompensowania załamania demograficznego w Europie. Jednak ewidentna porażka 60 lat masowej imigracji powinna chronić nas przed takimi publikacjami.
Nie można wyrazić się jaśniej: „Kraje europejskie będą musiały zwiększyć imigrację” – głosi tytuł gazety „Les Echos”. „Imigracja w Europie jest nieunikniona i konieczna” – pozwala sobie nawet dodać dziennikarz Richard Hiault, autor tekstu, opierając się na raporcie opublikowanym przez Komitet Działania na rzecz Morza Śródziemnego (CAM) „z okazji seminarium współorganizowanego z Instytutem Świata Arabskiego (IMA) i Francuską Agencją Rozwoju (AFD)”.
Następnie przedstawiono dane liczbowe: gwałtownie spadający wskaźnik dzietności (1,61 we Francji; 1,34 w UE), spadek liczby osób aktywnych zawodowo oraz wzrost liczby wolnych miejsc pracy. Wyraźnie wynika z tego, że nasza cywilizacja kontynuuje swoją transformację demograficzną, która rozpoczęła się już ponad sto lat temu. Diagnoza ta jest słuszna: pokolenie „baby boomers” nie miało dzieci. Trzeba to powtarzać, ponieważ właśnie w tym tkwi sedno obecnie widocznego problemu. Przyczyny tej sytuacji są zróżnicowane: exodus z obszarów wiejskich, postęp medycyny, „wyzwolenie” kobiet, skupienie się na dobrobycie, nadejście społeczeństwa rekreacyjnego, dechrystianizacja… Można o tym dyskutować.
Problem dotyczy interpretacji tej nowej rzeczywistości i rozwiązań, jakie należy wprowadzić. Według gazety „Les Echos” masowa imigracja jest konieczna, jeśli chcemy utrzymać dynamikę naszej gospodarki. Należałoby nawet wzmocnić partnerstwa z krajami Afryki Północnej, aby kształcić tam specjalistów, których tak bardzo potrzebujemy. Powstaje ryzyko nasilenia drenażu mózgów z Afryki do Europy, czego w pełni świadomy jest dziennikarz Richard Hiault. „Chodzi raczej o wspólne zorganizowanie z wyprzedzeniem prawdziwych ścieżek kształcenia, zatrudnienia i mobilności, przynoszących obopólne korzyści po obu stronach Morza Śródziemnego” – czytamy w artykule. Brzmi to jednak fałszywie, ponieważ od kilkudziesięciu lat obserwujemy mobilność zawodową i rodzinną, przebiegającą niemal wyłącznie z Południa na Północ.
Wyzwaniu, przed którym stoi nasza cywilizacja, powinno się zatem sprostać, zdaniem dziennikarza, za pomocą sztucznych rozwiązań migracyjnych. Jest to sprzeczne ze zdrowym rozsądkiem, który sugeruje raczej poszukiwanie rozwiązań poprzez adaptację i innowacje. Nasza populacja starzeje się? Według zwolenników imigracji należy zamaskować ten problem, kompensując nasze zmiany demograficzne napływem nowej ludności, podczas gdy powinniśmy raczej dostosować się do rzeczywistości naszej ewolucji, przekształcić naszą strukturę gospodarczą i wprowadzić niezbędne innowacje techniczne.
„To niemożliwe, zajmie to zbyt dużo czasu i będzie zbyt kosztowne” – odpowiadają nam „eksperci biznesowi” i inni lobbyści. Rzeczywiście, jeśli nie rozpoczniemy natychmiast wprowadzania niezbędnych rozwiązań technicznych, grozi nam długie oczekiwanie. Japonia natomiast była w stanie podjąć ten wysiłek. Zamiast ulegać krótkoterminowej łatwości, jaką jest imigracja zarobkowa w celu zrównoważenia starzenia się społeczeństwa, postawiła wszystko na automatyzację i robotyzację. W rezultacie ma już nad nami znaczną przewagę.
Z kolei gazeta „Les Echos” woli atakować Europejczyków, którzy „odmawiają dostrzeżenia rzeczywistości” i głosują na partie antyimigracyjne, określane mianem „skrajnej prawicy”. Posuwa się nawet do przytoczenia jako kontrprzykładu Giorgii Meloni, która „zderzyła się z ekonomiczną rzeczywistością swojego kraju” po tym, jak była „zaciekle wroga imigracji”. Jednak to nie z realiami gospodarczymi swojego kraju zderzyła się włoska premier, lecz z ideologiczną sklerozą europejskich elit, które zamiast wspierać innowacje i postęp techniczny, pozostają zamknięte w wąskiej wizji gospodarki i dążą do zaostrzania norm, przepisów i zakazów w imię „walki o klimat”.
Zamiast uruchomić szeroko zakrojony program zachęt do automatyzacji tych sektorów gospodarki, w których jest to możliwe, Komisja Europejska mnoży ekologiczno-feministyczne absurdy i ideologiczne ingerencje w państwach członkowskich UE. Tak więc Giorgia Meloni, podobnie jak Viktor Orbán czy Mateusz Morawiecki, zostali zmuszeni do ustąpienia w kwestii polityki migracyjnej. Nie dlatego, że byłoby to właściwym rozwiązaniem, ale dlatego, że nie znaleźli niezbędnych warunków instytucjonalnych, by postąpić inaczej.
Ponadto pojawia się jeszcze jeden problem. Problem ignorowany lub bagatelizowany przez europejskie elity rządzące: chodzi o charakter imigracji, którą nam się narzuca – to masowa imigracja arabsko-muzułmańska i afrykańska, imigracja należąca do bloku cywilizacyjnego obcego i wrogiego wobec naszego. W coraz większej liczbie miast i dzielnic różnice kulturowe stopniowo przeradzają się w ukryte napięcia, a następnie w otwarte konflikty. Młodzież arabsko-muzułmańska, urodzona we Francji i której administracyjnie przyznano obywatelstwo francuskie, nie została wychowana w duchu szacunku wobec kraju przyjmującego.
Bieda i brak perspektyw to jedynie mglisty pretekst wysuwany przez hojnie dotowanych socjologów lub lewicowych polityków, którzy mają na oku elektorat imigrancki. Wiejskie departamenty Francji są znacznie biedniejsze niż przedmieścia dużych miast. Francja wykazała się niespotykaną hojnością wobec nowo przybyłych społeczności, które nie miały najmniejszej intencji włączenia się we francuską tkankę narodową. Zbudowaliśmy dla nich wszystko i wszystko im ofiarowaliśmy: mieszkania, infrastrukturę, możliwości gospodarcze, „pozytywną dyskryminację”, a także kryminalizację podstawowych instynktów przetrwania narodu francuskiego. Dostosowaliśmy nawet naszą dyplomację do nowego składu francuskiego społeczeństwa.
Jednak to nie wystarcza i prawdopodobnie nigdy nie wystarczy. Przestępczość gwałtownie rośnie, handel narkotykami niszczy nasze miasta, „niekulturalne zachowania” zatruwają życie Francuzów, a nawet tych imigrantów, którzy chcą się zintegrować; rosną żądania kulturowe islamistów, przyczyniające się do tworzenia się odrębnych społeczności w dotkniętych tym zjawiskiem dzielnicach; zamachy regularnie przypominają nam o błędzie, jaki popełniliśmy, akceptując tę masową imigrację… Dzisiaj nikt już nie zaprzecza Wielkiej Zamianie: lewica chce ją wspierać, aby czerpać z tego korzyści wyborcze, prawica podchodzi do tematu z wielką ostrożnością, aby dokończyć proces swojej dediabolizacji. Niektóre partie prawicowe zajmują się tą kwestią z pełnym zaangażowaniem, ale w sondażach osiągają maksymalnie 5 proc.
Jak jednak mogłoby być inaczej, skoro wielkie media stają się bezkrytycznymi tubami propagandy różnych „instytutów śródziemnomorskich” i innych grup wpływowych ze środowisk biznesowych? „Dzisiaj w Europie nadszedł czas na reorganizację przepływów imigracyjnych” – twierdzi Richard Hiault. Jedyną reorganizacją przepływów migracyjnych, jaką powinniśmy zorganizować, jest ich odwrócenie. Imigracja ujemna, jak sugeruje kandydat w wyborach prezydenckich Éric Zemmour.
Nasza cywilizacja potrafiła samodzielnie podnieść się po katastrofach demograficznych, wywołanych przez dżumę czy wojnę trzydziestoletnią. Potrafiła samodzielnie ewoluować na przestrzeni wieków, czerpiąc inspirację z innowacji innych cywilizacji, nie uciekając się przy tym do masowej imigracji spoza Europy. Czeka nas okres spadku gospodarczego i niedoboru siły roboczej? To nie ma znaczenia, pod warunkiem że uruchomimy niezbędny postęp techniczny. Nasza populacja starzeje się i maleje? To nie ma znaczenia, pod warunkiem że nie będziemy próbować tego sztucznie kompensować. System socjalny przechodzi kryzys? To nie ma znaczenia, pod warunkiem że będziemy mieli polityczną wolę, by go zreformować.
Jesteśmy w pełni zdolni do sprostania tym wyzwaniom bez konieczności polegania na imigracji z krajów spoza Europy, która zresztą w znacznym stopniu przyczynia się do kryzysów, z którymi się borykamy. Nieodpowiedzialne artykuły, takie jak ten opublikowany w „Les Echos”, nie są rozwiązaniem. One same stanowią problem.
Nathaniel Garstecka
