Réflexions na Niedzielę. Jakie będą kluczowe kwestie w nadchodzących francuskich wyborach prezydenckich?
Swoimi refleksjami z Czytelnikami Gazety na Niedzielę dzieli się mieszkający wśród nas dziennikarz Nathaniel Garstecka. Refleksje o Polsce i Polakach, zdziwienia i fascynacje. Tekst publikujemy w językach francuskim i polskim.

Réflexions d’un dimanche
Quels seront les enjeux de la prochaine présidentielle?
L’élection présidentielle française de 2027 est sans doute l’une des plus décisives dans le calendrier politique européen à venir et son issue pourrait avoir des répercussions insoupçonnées sur les autres scrutins qui se dérouleront la même année sur le continent. Le choix médiatique des sujets qui seront à l’ordre du jour en avril et mai 2027 en France revêt ainsi une importance cruciale.
C’est quelque chose que l’on apprend dans tous les manuels de sciences politiques: tous les cinq ans, les Français font davantage que se choisir un président. Ils élisent un véritable monarque républicain qui dispose de pouvoirs que peu de ses homologues peuvent se targuer d’avoir. La figure du président de la République est respectée bien au-delà des frontières du pays et il n’est pas rare que la seule évocation du «président» suffise à comprendre que l’on parle du locataire de l’Elysée. C’est bien entendu dû au régime de la Vème République, mais aussi à l’image de la France en Europe et dans le monde.
Emmanuel Macron achève son second quinquennat en mai 2027. Il ne pourra pas se représenter tout de suite, car la Constitution interdit d’exercer plus de deux mandats présidentiels d’affilée. Il pourra cependant à nouveau concourir à cette élection en 2032. Son âge et la mansuétude avec laquelle il est traité par les médias (à la différence, par exemple, de Nicolas Sarkozy ou de François Hollande durant leurs mandats) lui autorisent de rêver à un retour après une période durant laquelle il ne compte certainement pas rester les bras croisés.
La seule chose dont nous pouvons donc être certains à 100% est que la France aura un nouveau président en mai 2027. Pourquoi est-il important d’en parler? Puisque la même année auront lieu des élections législatives dans trois autres grands pays de l’Union européenne: en Espagne, en Pologne et enfin en Italie. Trois pays qui scruteront avec grand intérêt le résultat des urnes en France. Ou plutôt «les résultats», puisqu’il est fort à parier que le prochain président usera de son pouvoir constitutionnel lui permettant de dissoudre l’Assemblée Nationale.
Tout comme la réélection de Donald Trump en 2024 a contribué à la victoire de Karol Nawrocki à l’élection présidentielle polonaise de 2025, il n’est pas impossible qu’un bouleversement politique d’ampleur en France puisse, par effet de vague, influer sur les événements dans les autres pays européens. L’arrivée au pouvoir de la droite en France (selon les sondages publiés un an avant les élections, le parti de droite le plus proche du pouvoir est le Rassemblement National de Marine le Pen et Jordan Bardella) aurait de fortes chances d’entraîner la victoire du Parti Populaire en Espagne (et de bons résultats de Vox), celle de Droit et Justice en Pologne (et de bons résultats de Konfederacja) et la réélection de Giorgia Meloni en Italie.
Un tel enchaînement modifierait en profondeur les équilibres politiques au sein de l’Union européenne. L’Allemagne se retrouverait isolée comme seule puissance «pro-européenne». Cela ne garantirait en rien un changement de cap politique de la part des élites bruxelloises, mais leurs projets fédéralistes seraient sans doute paralysés. Une situation de blocage institutionnel dont on pourrait éventuellement nous extraire au lendemain des élections en Allemagne de 2029 et d’une éventuelle victoire de l’AFD, et des élections européennes la même année. L’élection présidentielle française de 2027 sera peut-être celle, plus que tout autre, qui aura le potentiel d’initier le cycle de victoires de la droite dans les cinq grands pays de l’UE. Une opportunité historique de pouvoir enfin sortir de la spirale du déclin dans laquelle nous ont propulsé les gouvernements de gauche, du centre et de la droite «molle» depuis près de soixante ans.
Encore faudrait-il, pour que ce projet ait une chance de se concrétiser, que la droite l’emporte en France. Or, comme l’ont prouvé les précédents scrutins, ce n’est pas la compétence des uns ou des autres, ainsi que leurs programmes respectifs, qui sont la plupart du temps au cœur des débats. Le coup de projecteur médiatique soudain sur les questions de sécurité intérieure avait grandement servi la campagne de Jean-Marie le Pen en 2002 puis celle de Nicolas Sarkozy en 2007. En 2012 c’est la vendetta des médias de gauche, encore ultra-majoritaires dans le pays, contre le président de centre-droit qui avait sans doute fait accepter aux Français l’idée de placer François Hollande à la tête du pays. La campagne présidentielle de 2017 avait été parasitée par l’«affaire Fillon» et par l’engouement médiatique hors normes et plus que douteux en faveur d’Emmanuel Macron. Quant à celle de 2022, c’est l’invasion de l’Ukraine par la Russie qui a enterré les espoirs d’une alternance.
Si les médias avaient fait correctement leur travail et s’étaient davantage intéressés aux bilans des sortants plutôt qu’aux «actualités brûlantes» et autres «affaires», l’histoire de la France aurait probablement pris un autre chemin: Nicolas Sarkozy aurait été réélu en 2012; Emmanuel Macron n’aurait jamais pu se qualifier pour le second tour en 2017; Marine le Pen aurait perdu en 2022 avec une différence bien moindre, ce qui aurait peut-être modifié l’issue des élections législatives de 2024.
On pourrait longtemps continuer dans cet exercice de politique-fiction, mais il faut aussi se poser la question suivante: quel sera le résultat de l’élection présidentielle de 2027 si les médias abordent honnêtement et sérieusement le bilan de la présidence d’Emmanuel Macron?
Sur l’économie, le bilan (qui est aussi celui d’Edouard Philippe, de Gabriel Attal et en partie celui de Bruno Retailleau) est mitigé: si le chômage a baissé et que la France reste une destination attractive pour les investissements étrangers, cela s’est fait au prix d’une forte hausse des déficits et de la dette : 98% du PIB en 2017, 114% en 2025. Insoutenable à long terme, d’autant plus que la croissance reste en dessous de la moyenne de l’UE.
Sur la sécurité, l’autre grand sujet de préoccupation des Français, les chiffres sont catastrophiques: le nombre de crimes et délits violents a augmenté de 450 000 en 2017 à 650 000 en 2025, avec une surreprésentation notable de mis en cause étrangers. Ce dernier point nous mène au sujet, crucial et lié au précédent, de l’immigration. Ici aussi, le bilan des années Macron est désastreux: 250 000 entrées légales en 2017, 380 000 en 2025, avec une forte progression des motifs d’immigration humanitaires.
Enfin, l’image de la France dans le monde a clairement été dépréciée ces dernières années. Le spectaculaire déploiement du porte-avions Charles de Gaulle en mer d’Arabie au cours de la guerre entre les Etats-Unis et l’Iran masque mal les lacunes de la doctrine stratégique de la France, éloignée du rôle historique du pays. En témoigne la position flottante de la France dans le cadre de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. L’opinion publique internationale a, en outre, été choquée par les images des banlieues en feu, par la crise politique issue de la dissolution manquée de 2024, par le manque de respect de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques envers l’histoire de la France et par les assauts récents de la macronie agonisante contre la liberté d’expression et les réseaux sociaux.
Si les médias envisagent de poser ces sujets sur le devant de la scène durant la campagne, Edouard Philippe et Gabriel Attal peuvent d’ores et déjà enterrer leurs candidatures, et Bruno Retailleau peut prier pour ne pas subir trop de dégâts par ricochet. Marine le Pen et Jean-Luc Mélenchon se verraient offrir un boulevard pour le second tour, un duel qui permettrait de constater si les efforts de dédiabolisation effectués par le Rassemblement National vont enfin porter leurs fruits.
Pour gagner, la droite doit donc compter sur l’honnêteté des médias. Pour gagner, les droites européennes doivent compter sur l’honnêteté des médias français. Ce moment décisif de l’histoire de la France et de l’Europe dépend ainsi du bon vouloir d’une poignée de noms de famille. Faut-il s’en réjouir ou faut-il le déplorer? Chacun adaptera sa réponse en fonction des résultats en 2027.

Réflexions na Niedzielę
Jakie będą kluczowe kwestie w nadchodzących francuskich wyborach prezydenckich?
Francuskie wybory prezydenckie w 2027 roku są bez wątpienia jednymi z najbardziej decydujących wydarzeń w nadchodzącym kalendarzu politycznym Europy, a ich wynik może mieć nieprzewidziane konsekwencje dla innych wyborów, które odbędą się w tym samym roku na kontynencie. Wybór tematów, które pojawią się w mediach w kwietniu i maju 2027 roku we Francji, ma zatem kluczowe znaczenie.
Jest to coś, czego uczy się we wszystkich podręcznikach nauk politycznych: co pięć lat Francuzi robią coś więcej, niż tylko wybierają prezydenta. Wybierają prawdziwego monarchę republikańskiego, dysponującego uprawnieniami, którymi niewielu jego odpowiedników może się pochwalić. Postać prezydenta Republiki cieszy się szacunkiem daleko poza granicami kraju i nierzadko samo wspomnienie o „prezydencie” wystarcza, by zrozumieć, że mowa o mieszkańcu Pałacu Elizejskiego. Wynika to oczywiście z ustroju V Republiki, ale także z wizerunku Francji w Europie i na świecie.
Emmanuel Macron kończy swoją drugą pięcioletnią kadencję w maju 2027 roku. Nie będzie mógł od razu ponownie kandydować, ponieważ konstytucja zabrania sprawowania więcej niż dwóch kadencji prezydenckich z rzędu. Będzie jednak mógł ponownie ubiegać się o ten urząd w 2032 roku. Jego wiek oraz łagodne traktowanie ze strony mediów (w odróżnieniu np. od Nicolasa Sarkozy’ego czy François Hollande’a podczas ich kadencji) pozwalają mu marzyć o powrocie po okresie, w którym z pewnością nie zamierza siedzieć z założonymi rękami.
Jedynym, czego możemy więc być w stu procentach pewni, jest to, że w maju 2027 roku Francja będzie miała nowego prezydenta. Dlaczego warto o tym mówić? Ponieważ w tym samym roku odbędą się wybory parlamentarne w trzech innych dużych krajach Unii Europejskiej: w Hiszpanii, w Polsce i we Włoszech. Trzy kraje, które z wielkim zainteresowaniem będą śledzić wynik wyborów we Francji. A raczej „wyniki”, ponieważ można się założyć, że następny prezydent skorzysta ze swojej konstytucyjnej kompetencji pozwalającej mu na rozwiązanie Zgromadzenia Narodowego.
Podobnie jak reelekcja Donalda Trumpa w 2024 roku przyczyniła się do zwycięstwa Karola Nawrockiego w polskich wyborach prezydenckich w 2025 roku, nie jest wykluczone, że poważne przewroty polityczne we Francji mogą, poprzez efekt domina, wpłynąć na wydarzenia w innych krajach europejskich. Dojście do władzy prawicy we Francji (według sondaży opublikowanych na rok przed wyborami partią prawicową najbliższą dojścia do władzy jest Rassemblement National Marine Le Pen i Jordana Bardelli) miałoby duże szanse doprowadzić do zwycięstwa Partii Ludowej w Hiszpanii (oraz dobrych wyników partii Vox), zwycięstwa Prawa i Sprawiedliwości w Polsce (oraz dobrych wyników Konfederacji) oraz ponownego wyboru Giorgii Meloni we Włoszech.
Taki ciąg wydarzeń głęboko zmieniłby równowagę polityczną w Unii Europejskiej. Niemcy znalazłyby się w izolacji jako jedyna siła „prounijna”. Nie gwarantowałoby to bynajmniej zmiany kursu politycznego ze strony brukselskich elit, ale ich projekty federalistyczne zostałyby bez wątpienia sparaliżowane. Z impasu instytucjonalnego moglibyśmy ewentualnie wyjść po wyborach w Niemczech w 2029 roku i ewentualnym zwycięstwie AfD, a także po wyborach europejskich w tym samym roku. Wybory prezydenckie we Francji w 2027 roku będą być może tymi, które bardziej niż jakiekolwiek inne będą miały potencjał, by zapoczątkować cykl zwycięstw prawicy w pięciu największych krajach UE. To historyczna szansa, by wreszcie wyrwać się ze spirali upadku, w którą pchały nas rządy lewicy, centrum i „miękkiej” prawicy od prawie sześćdziesięciu lat.
Aby ten projekt miał szansę na powodzenie, prawica musiałaby zwyciężyć we Francji. Jednak jak pokazały poprzednie wybory, to nie kompetencje poszczególnych kandydatów ani ich programy są najczęściej w centrum debat. Nagłe skupienie uwagi mediów na kwestiach bezpieczeństwa wewnętrznego znacznie pomogło kampanii Jean-Marie Le Pena w 2002 roku, a następnie kampanii Nicolasa Sarkozy’ego w 2007 roku. W 2012 roku to właśnie vendetta lewicowych mediów, wciąż stanowiących zdecydowaną większość w kraju, przeciwko prezydentowi centroprawicowemu sprawiła, że Francuzi zaakceptowali pomysł postawienia François Hollande’a na czele kraju. Kampanię prezydencką w 2017 roku zakłóciły afera Fillona oraz niezwykły i więcej niż podejrzany entuzjazm mediów dla Emmanuela Macrona. Jeśli chodzi o kampanię w 2022 roku, to właśnie inwazja Rosji na Ukrainę pogrzebała nadzieje na zmianę u władzy.
Gdyby media właściwie wywiązały się ze swoich obowiązków i poświęciły więcej uwagi bilansom dotychczasowych przywódców zamiast „gorącym wiadomościom” i innym „aferom”, historia Francji prawdopodobnie potoczyłaby się inaczej: Nicolas Sarkozy zostałby ponownie wybrany w 2012 roku; Emmanuel Macron nigdy nie zakwalifikowałby się do drugiej tury w 2017 roku; Marine Le Pen przegrałaby w 2022 roku z dużo mniejszą różnicą głosów, co być może zmieniłoby wynik wyborów parlamentarnych w 2024 roku.
Można by długo kontynuować tę polityczną fikcję, ale należy również zadać sobie następujące pytanie: jaki będzie wynik wyborów prezydenckich w 2027 roku, jeśli media uczciwie i poważnie podejdą do bilansu prezydentury Emmanuela Macrona?
Jeśli chodzi o gospodarkę, bilans (który jest również bilansem Édouarda Philippe’a, Gabriela Attala i częściowo Brunona Retailleau) jest mieszany: choć bezrobocie spadło, a Francja pozostaje atrakcyjnym miejscem dla inwestycji zagranicznych, odbyło się to kosztem znacznego wzrostu deficytu i zwłaszcza długu: 98 proc. PKB w 2017 r., 114 proc. w 2025 r. Sytuacja ta jest nie do utrzymania w dłuższej perspektywie, tym bardziej że francuski wzrost gospodarczy pozostaje poniżej średniej UE.
Jeśli chodzi o bezpieczeństwo, kolejny ważny temat budzący obawy Francuzów, dane są katastrofalne: liczba przestępstw z użyciem przemocy wzrosła z 450 000 w 2017 r. do 650 000 w 2025 r., przy czym cudzoziemcy są wyraźnie nadreprezentowani wśród oskarżonych. Ta ostatnia kwestia prowadzi nas do kluczowego tematu, powiązanego z poprzednim, jakim jest imigracja. Również w tym zakresie bilans lat rządów Macrona jest katastrofalny: 250 000 legalnych wjazdów w 2017 r., 380 000 w 2025 r., przy silnym wzroście liczby imigrantów z powodów humanitarnych.
Wreszcie wizerunek Francji na arenie międzynarodowej uległ w ostatnich latach wyraźnemu pogorszeniu. Spektakularne wysłanie lotniskowca „Charles de Gaulle” na Morze Arabskie w trakcie wojny między Stanami Zjednoczonymi a Iranem słabo maskuje luki we francuskiej doktrynie strategicznej, odbiegającej od historycznej roli tego kraju. Świadczy o tym niejednoznaczne stanowisko Francji w kontekście rosyjskiej inwazji na Ukrainę. Międzynarodową opinię publiczną zaszokowały ponadto obrazy płonących przedmieść, kryzys polityczny wynikający z nieudanego rozwiązania parlamentu w 2024 roku, brak szacunku dla historii Francji podczas ceremonii otwarcia igrzysk olimpijskich oraz niedawne ataki kończącej się „macronii” na wolność słowa i media społecznościowe.
Jeśli media zamierzają wysunąć te tematy na pierwszy plan podczas kampanii, centrowcy Édouard Philippe i Gabriel Attal mogą już teraz pogrzebać swoje kandydatury, a centroprawicowiec Bruno Retailleau może tylko modlić się, by nie ponieść zbyt wielkich szkód w wyniku efektu domina. Marine Le Pen i Jean-Luc Mélenchon mieliby wtedy przed sobą otwartą drogę do drugiej tury – pojedynek ten pozwoliłby sprawdzić, czy wysiłki Rassemblement National zmierzające do złagodzenia wizerunku partii w końcu przyniosą efekty.
Aby wygrać, prawica musi zatem liczyć na uczciwość mediów. Ten decydujący moment w historii Francji i Europy zależy zatem od dobrej woli garstki osób o określonych nazwiskach. Czy należy się z tego cieszyć, czy też ubolewać? Każdy dostosuje swoją odpowiedź w zależności od wyników wyborów w 2027 roku.
Nathaniel Garstecka
