Réflexions na Niedzielę. Prawicowe prawybory – konieczny krok czy zabieg marketingowy?
Swoimi refleksjami z Czytelnikami Gazety na Niedzielę dzieli się mieszkający wśród nas dziennikarz Nathaniel Garstecka. Refleksje o Polsce i Polakach, zdziwienia i fascynacje. Tekst publikujemy w językach francuskim i polskim.

Réflexions d’un dimanche
Primaire à droite – étape nécessaire ou opération marketing?
Le sujet d’une éventuelle primaire à droite refait surface au sortir du dernier été avant l’élection présidentielle de 2027, à travers une tribune de David Lisnard parue dans le journal «Le Monde». On peut s’interroger sur l’opportunité de faire paraître un appel aux responsables politiques de droite dans un journal de gauche, mais cela ne doit pas masquer la pertinence du problème posé. Une grande primaire de droite peut-elle faire gagner ce camp aux prochaines élections?
Le constat réalisé par David Lisnard est juste: le risque de dispersion des voix à droite au premier tour de l’élection présidentielle est grand. Les candidatures se multiplient (RN, Reconquête, LR, DLF…) sans qu’un véritable projet présidentiel n’ait encore émergé. C’est d’ailleurs le sens de la première phrase de la tribune du maire de Cannes dans le journal de gauche «Le Monde»: «A huit mois de l’élection présidentielle, […] aucun candidat naturel ne s’impose à droite et au centre. Personne ne dispose d’une légitimité présidentielle incontestable».
Ce n’est pas la première fois que le débat est sur la table: lors de la campagne présidentielle de 2022, Éric Zemmour avait proposé de participer à la primaire de LR, suscitant une levée de boucliers de la part des ténors du grand parti de centre-droit. D’ailleurs, les militants républicains avaient au final choisi l’option centriste et Macron-compatible incarnée par Valérie Pécresse, contre l’option de rupture libérale-conservatrice incarnée par Éric Ciotti. La première finira vaincue par Éric Zemmour lors de l’élection présidentielle (4,8% contre 7%) et le second quittera deux ans plus tard le parti pour rejoindre Marine le Pen (tout comme le perdant de la primaire de 2016, Alain Juppé, s’était ensuite rapproché d’Emmanuel Macron).
Le Rassemblement National, de son côté, ne semble pas favorable à une large primaire à droite. «Je ne crois pas à l’union des droites, je crois à l’union des Français», annonce fièrement la fille de Jean-Marie le Pen. C’est bien évidemment une posture politique: le RN poursuit son œuvre de dédiabolisation aux yeux de l’opinion publique, hors de question donc pour lui de s’allier à la droite dure. De plus, il fait clairement le choix de s’adresser aux classes populaires abandonnées par la gauche. On le ressent dans la rhétorique un brin poujadiste des cadres du parti : la défense des petits contre les grands, des PME contre les multinationales, des épargnants modestes contre la finance mondiale.
Les autres partis de droite estiment que «le RN est économiquement de gauche». C’est oublier un peu vite que Tocqueville et Bastiat ne représentent pas la totalité de l’histoire intellectuelle de la droite française, et que celle-ci ne s’ouvre véritablement au libéralisme économique qu’à partir des années 1980. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si Jean-Marie le Pen était appelé «le Reagan français» et si Alain Madelin avait milité à l’extrême-droite dans sa jeunesse. Il existe cependant encore aujourd’hui un fort courant économique colbertiste, bonapartiste et gaulliste au sein de la droite française, courant pleinement légitime historiquement et incarné en grande partie par le RN.
Alors, à quoi devrait donc ressembler une primaire à droite, ou «au centre et à droite»? La question doit être posée, et David Lisnard évite soigneusement d’y répondre. En effet, nous ne parlons pas de la même chose si nous évoquons d’un côté une primaire «allant de Gabriel Attal à Bruno Retailleau, en passant par Edouard Philippe», et d’un autre côte une primaire « allant de Bruno Retailleau à Marine le Pen en passant par Eric Zemmour». Les Républicains sont-ils la droite ou le centre-droit? Reconquête est-elle la droite ou l’extrême-droite? Si nous ne définissons pas les termes, nous serons incapables d’atteindre le moindre résultat.
Mais l’objectif recherché par ceux qui mettent en avant l’idée de primaire est-il d’obtenir un résultat? Ou plutôt, l’organisation de cette fameuse primaire est-il le résultat escompté, ou bien s’agit-il uniquement d’une narration bien calculée? Après tout, qui imagine Edouard Philippe, Bruno Retailleau, Éric Zemmour, David Lisnard et Marine le Pen se soumettre ensemble à une «pré-sélection» présidentielle? Certains seraient certainement d’accord, mais d’autres absolument pas, et tout le monde le sait. Proposer ouvertement une primaire s’inscrit donc juste dans une stratégie politique visant à se présenter comme la solution à la crise que traverse la droite depuis la défaite de Nicolas Sarkozy en 2012.
Faut-il pour autant abandonner l’idée d’organiser une primaire à droite? Absolument pas. David Lisnard a raison quand il propose de faire se confronter les projets et les personnalités: c’est l’esprit d’une campagne présidentielle, même s’il n’y a, a priori, aucune obligation de se livrer à un «quart de finale» électoral. Rien que le fait d’en parler participe déjà à l’exercice intellectuel nécessaire autour de de l’élection d’avril 2027. Des débats peuvent être organisés, à la télévision ou sur les réseaux sociaux. Quant aux résultats, aux Français d’être juges.
La primaire est-elle la condition sine qua non à la victoire de la droite à la prochaines élection présidentielle? Ca serait plutôt la prise de conscience de la nécessité de s’unir contre la gauche et le centre. Ce n’est pas la dispersion des voix au premier tour qu’il faut combattre, c’est celle au second. Posons la question aux cadres LR, ou même aux militants de David Lisnard, qui a eu le courage de sortir de sa zone de confort politique: en cas de duel entre Jean-Luc Mélenchon et Marine le Pen, pour qui voterez-vous? Et en cas de duel entre Edouard Philippe et, admettons, Éric Zemmour? Et en cas de duel entre la gauche et Bruno Retailleau (ou David Lisnard), que feront les électeurs du RN? Toutes ces questions sont légitimes, peut-être même davantage que celle de l’organisation d’une primaire.

Réflexions na Niedzielę
Prawicowe prawybory – konieczny krok czy zabieg marketingowy?
Temat ewentualnych prawicowych prawyborów powraca pod koniec ostatniego lata przed wyborami prezydenckimi w 2027 roku dzięki apelowi Davida Lisnarda opublikowanemu w gazecie „Le Monde”. Można się zastanawiać nad celowością publikowania apelu skierowanego do prawicowych polityków w lewicowej gazecie, ale nie powinno to przesłaniać istotności poruszonej kwestii. Czy szeroko zakrojone prawicowe prawybory mogą zapewnić zwycięstwo temu obozowi w nadchodzących wyborach?
Stwierdzenie Davida Lisnarda jest słuszne: ryzyko rozproszenia głosów prawicy w pierwszej turze wyborów prezydenckich jest duże. Liczba kandydatów rośnie (RN, Reconquête, LR, DLF…), a prawdziwy projekt prezydencki wciąż się nie wyłonił. Tak zresztą brzmi pierwsze zdanie artykułu burmistrza Cannes opublikowanego w lewicowej gazecie „Le Monde”: „Na osiem miesięcy przed wyborami prezydenckimi […] po prawej stronie i w centrum nie wyłania się żaden oczywisty kandydat. Nikt nie dysponuje niepodważalną legitymacją prezydencką”.
Nie jest to pierwszy raz, kiedy pojawia się ta debata: podczas kampanii prezydenckiej w 2022 roku Éric Zemmour zaproponował udział w prawyborach LR, wywołując sprzeciw ze strony czołowych postaci tej wielkiej partii centroprawicowej. Co więcej, działacze Republikanów ostatecznie wybrali opcję centrową i zgodną z linią Macrona, uosabianą przez Valérie Pécresse, zamiast opcji liberalno-konserwatywnego zerwania z dotychczasową linią, uosabianej przez Érica Ciottiego. Pierwsza z nich została pokonana przez Érica Zemmoura w wyborach prezydenckich (4,8 proc. wobec 7 proc.), a drugi opuścił partię dwa lata później, aby dołączyć do Marine Le Pen (podobnie jak przegrany prawyborów LR z 2016 roku, Alain Juppé, który następnie zbliżył się do Emmanuela Macrona).
Z kolei Rassemblement National nie wydaje się przychylny szeroko zakrojonym prawyborom na prawicy. „Nie wierzę w zjednoczenie prawicy, wierzę w zjednoczenie Francuzów” – ogłasza z dumą córka Jean-Marie Le Pena. Jest to oczywiście stanowisko polityczne: RN kontynuuje swoje działania mające na celu odczarowanie wizerunku partii w oczach opinii publicznej, więc sojusz z twardą prawicą nie wchodzi dla niej w grę. Ponadto partia ta wyraźnie zwraca się ku niższym klasom porzuconym przez lewicę. Widać to w nieco poujadystycznej retoryce kadry partyjnej: obrona małych przed wielkimi, małych i średnich przedsiębiorstw przed międzynarodowymi korporacjami, oszczędzających przed światową finansjerą.
Inne partie prawicowe uważają, że „RN jest ekonomicznie lewicowy”. Zapomina się przy tym, że Tocqueville i Bastiat nie wyczerpują całej historii intelektualnej francuskiej prawicy, a ta naprawdę otworzyła się na liberalizm gospodarczy dopiero od lat 80. Zresztą nie jest przypadkiem, że Jean-Marie Le Pen nazywany był „francuskim Reaganem”, a Alain Madelin w młodości działał w skrajnej prawicy. Jednak do dziś w ramach francuskiej prawicy istnieje silny nurt ekonomiczny o charakterze kolbertystycznym, bonapartystycznym i gaullistowskim, nurt w pełni uzasadniony historycznie i w dużej mierze uosabiany przez RN.
Jak więc powinny wyglądać prawybory na prawicy lub „w centrum i na prawicy”? Należy zadać to pytanie, a David Lisnard starannie unika udzielenia na nie odpowiedzi. W rzeczywistości nie mówimy o tym samym, gdy z jednej strony wspominamy o prawyborach „od Gabriela Attala, przez Édouarda Philippe’a, do Brunona Retailleau”, a z drugiej o prawyborach „od Brunona Retailleau przez Érica Zemmoura do Marine Le Pen”. Czy Republikanie to prawica, czy centroprawica? Czy „Reconquête” to prawica, czy skrajna prawica? Jeśli nie zdefiniujemy tych pojęć, nie będziemy w stanie osiągnąć żadnego rezultatu.
Ale czy celem tych, którzy promują ideę prawyborów, jest w ogóle osiągnięcie jakiegoś rezultatu? A może raczej organizacja tych słynnych prawyborów jest samym oczekiwanym rezultatem czy też jest to jedynie starannie wyreżyserowana narracja? W końcu kto wyobraża sobie, by Édouard Philippe, Bruno Retailleau, Éric Zemmour, David Lisnard i Marine Le Pen wspólnie i radośnie poddali się prezydenckiej „preselekcji”? Niektórzy z pewnością by się na to zgodzili, ale inni absolutnie nie, i wszyscy o tym wiedzą. Otwarte proponowanie prawyborów wpisuje się zatem po prostu w strategię polityczną mającą na celu zaprezentowanie się jako zażegnanie kryzysu, przez który przechodzi prawica od czasu porażki Nicolasa Sarkozy’ego w 2012 roku.
Czy oznacza to jednak, że należy zrezygnować z pomysłu zorganizowania prawyborów na prawicy? Absolutnie nie. David Lisnard ma rację, proponując konfrontację programów i osobowości: na tym polega istota kampanii prezydenckiej, nawet jeśli a priori nie ma żadnego obowiązku organizowania wyborczych „ćwierćfinałów”. Już sama dyskusja na ten temat stanowi niezbędny element intelektualnej refleksji nad wyborami w kwietniu 2027 roku. Debaty można organizować w telewizji lub w mediach społecznościowych. Jeśli chodzi o wyniki, to Francuzi będą sędziami.
Czy prawybory są warunkiem sine qua non zwycięstwa prawicy w nadchodzących wyborach prezydenckich? Raczej chodzi o uświadomienie sobie konieczności zjednoczenia się przeciwko lewicy i centrum. Nie z rozproszeniem głosów w pierwszej turze należy walczyć, lecz z tym w drugiej. Zadajmy to pytanie kadrom LR, a nawet działaczom Davida Lisnarda, który miał odwagę wyjść ze swojej politycznej strefy komfortu: w przypadku pojedynku między Jeanem-Lukiem Mélenchonem a Marine Le Pen na kogo zagłosujecie? A w przypadku pojedynku między Édouardem Philippe’em a, powiedzmy, Érikiem Zemmourem? A w przypadku pojedynku między lewicą a Brunonem Retailleau (lub Davidem Lisnardem) co zrobią wyborcy RN? Wszystkie te pytania są uzasadnione, być może nawet bardziej niż kwestia organizacji prawyborów.
Nathaniel Garstecka
