Reflexions na Niedzielę. Wybuchowa, ale pouczająca debata między Zemmourem a Glucksmannem
Swoimi refleksjami z Czytelnikami Gazety na Niedzielę dzieli się mieszkający wśród nas dziennikarz Nathaniel Garstecka. Refleksje o Polsce i Polakach, zdziwienia i fascynacje. Tekst publikujemy w językach francuskim i polskim.

Réflexions d’un dimanche
Un débat Zemmour-Glucskmann explosif mais révélateur
Le débat entre Éric Zemmour, président de Reconquête, et Raphael Glucksmann, président de Place Publique (associé au PS), ce mardi 18 novembre 2025 sur LCI, a été révélateur d’importantes fractures traversant la scène politique et intellectuelle française. Deux positions irréconciliables, deux visions de la France radicalement différentes.
Raphael Glucksmann se situe clairement dans une optique progressiste et universaliste. Pour lui, l’idée de France ne peut s’exprimer qu’à travers l’idéologie des Lumières, ou plutôt par sa conception des Lumières. Ce qui est extrêmement réducteur, mais constitue pourtant le fondement intellectuel de la gauche actuelle. Avant les Lumières il n’y avait rien et le modèle de la république démocratique, sociale et universaliste est le seul qui vaille, le seul capable de nous «tirer de l’obscurantisme». C’est aussi un modèle qu’il faut aussi intensément promouvoir à l’étranger et dont il faut faire notre boussole diplomatique.
Raphael Glucksmann a d’ailleurs mis en pratique son idéologie, ce qui est plutôt rare dans ce milieu. Il s’est engagé en Géorgie, en 2008, au service du président Saakachvili puis il s’est installé en Ukraine peu avant le déclenchement de la révolution de 2014. Il y a conseillé plusieurs personnalités politiques, dont le président Porochenko. Sa volonté était de soutenir les mouvements démocratiques et pro occidentaux des anciens pays soviétiques qui n’avaient été acceptes ni dans l’UE ni dans l’OTAN, et donc qui étaient restés vulnérables face au retour de l’impérialisme russe.
Son activité durant ces années lui a attiré de nombreuses critiques venant des milieux favorables au Kremlin, et ce tant en Géorgie, qu’en Ukraine ou en France. Tant à droite qu’à gauche. Il a notamment été accuse d’avoir soutenu un «dictateur» (Mikhail Saakachvili) et d’avoir participé à des «révoltes organisées par les services américains visant à déstabiliser l’Europe de l’Est» (la révolution du Maidan Nezaleznosti).
Sa lutte pour la démocratie en Europe de l’Est et contre les projets de Vladimir Poutine est couplée à un rejet manifeste du conservatisme et de l’identité ethnoreligieuse de la France. Selon lui, le métissage culturel qui s’opère en France est une excellente chose et ne doit absolument pas être combattu, même si les effets délétères de l’immigration massive arabo-musulmane et africaine deviennent de plus en plus visibles. C’est la fameuse créolisation chère à Jean-Luc Mélenchon.
La férocité de l’affrontement qui a opposée Raphael Glucksmann à Éric Zemmour témoigne de leur intense divergence de points de vue. Les deux hommes politiques étant aussi journalistes et essayistes, leur échange a pris une tout autre dimension que s’il s’était juste agi d’un débat entre deux politiciens classiques. Éric Zemmour, président du parti libéral-conservateur de droite Reconquête, a tenu à «ramener Raphael Glucksmann à la réalité». Il lui a rappelé, non sans une certaine vigueur, qu’il était inutile d’aller jusqu’en Géorgie afin de lutter pour la démocratie et la souveraineté des peuples, étant donné ce qui se passe en France.
Durant leur discussion, qui a duré près de 40 minutes, le socialiste a abondamment accusé Éric Zemmour d’être un «soutien de Vladimir Poutine et de Viktor Orban», sous-entendant que l’opposition ouverte au Kremlin doit être le seul critère déterminant de la vie politique française. Il a bien entendu évoqué le «racisme» et la «xénophobie», mais ces arguments sonnent de plus en plus creux auprès d’une opinion publique qui commence à saisir les contradictions profonde de la lutte antiraciste.
Accuser un homme politique français d’être admiratif de la Russie n’est pas réellement pertinent. La quasi-totalité de la classe politique française est passée par des phases de soutien plus ou moins affirmé au Kremlin. Et ce même durant les périodes de crises, comme celle qui a débuté en février 2022. N’est-ce pas Jacques Chirac qui a décoré Vladimir Poutine de la Légion d’honneur? N’est-ce pas François Fillon qui s’est avéré être bien plus proches des intérêts russes que ce que l’on aurait pu s’imaginer? N’est-ce pas Emmanuel Macron qui disait «refuser d’humilier la Russie», après avoir souhaité «refonder l’architecture de sécurité de l’Europe» avec Moscou? Enfin le projet des écologistes ne consiste-t-il pas à torpiller notre industrie nucléaire, pour le plus grand plaisir de Gazprom, ce que nous avons pu constater en Allemagne par exemple?
Par ailleurs, l’accusation de poutinisme tous azimuts n’est que le cache-misère du vide intellectuel des centristes et des progressistes. Quand Éric Zemmour accuse Raphael Glucksmann de se préoccuper davantage de la menace russe que de la menace migratoire en Europe, ce dernier n’a comme seul argument la russophilie supposée du président de Reconquête. Idem quand il est question de l’islamisation massive de l’espace public français: se défendre contre elle serait «faire le jeu de Moscou». Tout politique de réduction de l’immigration, de retour de l’ordre dans les banlieues ou d’opposition aux délires progressistes modernes serait une marque d’autoritarisme donc d’adhésion au thèses du Kremlin. Absurde.
Éric Zemmour l’a bien compris. Quand il rétorque que ce ne sont pas des soldats russes qui tuent de jeunes Français à la sortie de l’école et qui violent de jeunes françaises dans les caves de banlieue parisienne, ou que ce n’est pas en Hongrie que la petite Lola a été torturée ou que le jeune Thomas a été massacré, il a en partie raison. En partie seulement, car la menace russe en en réalité indissociable des autres menaces qui pèsent sur nous. Si la France n’est pas physiquement concernée par la guerre en Ukraine, d’autres pays de notre bloc civilisationnel peuvent l’être. Ajoutons à cela que la Russie mène des opérations de déstabilisation directement contre la France et ses intérêts, que ce soit en Afrique avec Wagner ou même en Europe avec l’arme migratoire et les actes de diversion menés chez nos alliés.
Éric Zemmour ne nie pas l’importance des évènements qui sont en train de se dérouler en Europe de l’Est. Il met en avant le fait que de nombreuses élites françaises surjouent leur indignation quant aux action de Vladimir Poutine afin de ne pas avoir à se pencher sur la crise sécuritaire en France. C’est le sens de cette phrase de Jean-Jacques Rousseau, citée opportunément par l’auteur du «Suicide français»: «Défiez-vous de ces cosmopolites qui vont chercher au loin dans leurs livres des devoirs qu’ils dédaignent de remplir autour d’eux. Tel philosophe aime les Tartares, pour être dispensé d’aimer ses voisins».
La position du fondateur de Place Publique est paradoxale. D’un côté il affirme, avec raison, la nécessité de s’opposer avec davantage de vigueur aux menées impérialistes de la Russie, d’un autre côté il refuse d’enclencher le réarmement moral et militaire de la France. Et par réarmement militaire il ne faut pas juste comprendre qu’il faut produire davantage d’obus pour l’Ukraine. Il faut aussi comprendre qu’il faut former les Français au fait militaire. La croyance progressiste que la paix et l’humanisme s’obtiennent juste avec des bons sentiments et des politiques de tolérance excessive est dangereuse, car elle prive les peuples de leurs réflexes basiques d’autodéfense et de leur instinct de survie. C’est exactement ce qui se passe dans le contexte de l’islamisation de l’Europe de l’Ouest: on a désarmé moralement et physiquement les Français et les Européens pour ne surtout pas qu’ils s’opposent au bouleversement démographique et culturel qui s’opère depuis 60 ans, mais on exige d’eux désormais qu’ils adoptent des postures martiales contre la Russie. C’est intenable.
La question de notre identité est ainsi fondamentale. Les citoyens accepteront de se mobiliser et de se sacrifier si besoin que s’ils ont conscience de le faire pour une cause qui en vaut réellement la peine. Les idéaux républicains dévoyés par l’humanisme progressiste moderne valent-ils la peine que l’on se sacrifie pour eux? Certainement pas. L’identité ethnique, religieuse et culturelle de la nation française, et la profondeur de ses racines le valent-elles davantage? Sans doute. Joseph Staline l’a bien compris, quand il a décrété la «Grande Guerre patriotique» contre les Allemands plutôt que «la lutte pour les idéaux révolutionnaires».
Raphael Glucksmann croit que la France n’est qu’une idée abstraite, tandis qu’Éric Zemmour estime qu’elle est une nation qui a son identité ethnoculturelle propre. Bien que les deux ont raison sur certains points et tort sur d’autres, le second serait bien plus capable de mobiliser les Français pour la défense de leur patrie et de leurs intérêts que le premier.
«Il nous manque la force d’âme» – les propos «polémiques» du général Mandon
Dans un registre similaire, les propos du général Fabien Mandon, chef d’état-major des Armées, ont suscité la controverse. «On a tout le savoir, toute la force économique et démographique pour dissuader le régime de Moscou […]. Ce qu’il nous manque […], c’est la force d’âme pour accepter de nous faire mal pour protéger ce que l’on est» a-t-il déclaré en s’adressant aux maires français. «Si notre pays flanche parce qu’il n’est pas prêt à accepter de perdre ses enfants et de souffrir économiquement […], alors on est en risque», a-t-il ajouté. Beaucoup de politiciens, en particulier de gauche et auprès d’une certaine droite «souverainiste» ont hurlé au scandale.
Pourtant, c’est le général qui a raison. En supprimant volontairement l’instinct de survie des peuples occidentaux après la Seconde Guerre mondiale (au nom du compréhensible rejet du nationalisme et de la xénophobie), on les a rendu incapables de se défendre face aux nouvelles menaces. Autant il n’est pas surprenant que la gauche pacifiste et anti-impérialiste se hérisse sur ces questions, autant la droite devrait faire bloc derrière le général.
Les élections menacées?
Deux rapports parus récemment en France suscitent une légitime inquiétude: celui sur la radicalisation rapide de la jeunesse musulmane et celui sur le risque d’ingérence des cartels de drogue dans les élections municipales. Les deux menaces étant plus ou moins liées (une part importante des réseaux de trafic de drogue sont tenus par criminels et des délinquants d’origine immigrée), on peut légitimement se poser des questions sur l’avenir des villes et des quartiers concernés.
A quoi ressembleront les territoires sont le contrôle aura été pris par les narcotrafiquants et les Frères musulmans? Que deviendront l’autorité de l’Etat et la qualité ses services publics? Seront-elles remplacées par un ordre nouveau, fondé sur la criminalité organisée et le tribalisme ethnoculturel? On observe déjà, dans certains endroits, les délinquants organiser des services de crèche, de soutien aux personnes âgées ou d’aides sociales, en lieu et place des structures traditionnelles de la république française.
Plus importante est la menace qui pèse sur les élections. Plus les réseaux criminels et radicaux gagneront en force, plus ils seront capables d’exercer une influence sur la vie démocratique locale. Tel candidat pourrait être tenté d’accepter des offres de corruption, tel autre devra montrer patte blanche s’il veut pouvoir être élu. C’est le délitement de la société française qui nous guette si nous ne réagissons pas.

Réflexions na niedzielę
Wybuchowa, ale pouczająca debata między Zemmourem a Glucksmannem
Debata między Érikiem Zemmourem, przewodniczącym Reconquête, a Raphaëlem Glucksmannem, przewodniczącym Place Publique (związanym z Socjalistami), która odbyła się we wtorek 18 listopada 2025 r. w stacji telewizyjnej LCI, ujawniła istotne podziały na francuskiej scenie politycznej i intelektualnej. Dwa stanowiska nie do pogodzenia, dwie radykalnie różne wizje Francji.
Raphaël Glucksmann wyraźnie opowiada się za uniwersalistycznym podejściem do tematyki narodowej. Jego zdaniem idea Francji może wyrażać się wyłącznie poprzez ideologię oświecenia, a raczej poprzez jego własną koncepcję oświecenia. Jest to podejście niezwykle uproszczone, ale stanowi ono intelektualną podstawę obecnej lewicy. Według niego przed oświeceniem nie było nic, a model republiki demokratycznej, społecznej i uniwersalistycznej jest jedynym słusznym, jedynym zdolnym „wyciągnąć nas z obskurantyzmu”. Jest to również model, który należy intensywnie promować za granicą i który powinien stać się naszym kompasem dyplomatycznym.
Raphaël Glucksmann wprowadził swoją ideologię w życie, co jest raczej rzadkością w tym środowisku. W 2008 r. zaangażował się w Gruzji, służąc prezydentowi Saakaszwilemu, a następnie osiadł na Ukrainie na krótko przed wybuchem rewolucji w 2014 r. Doradzał tam kilku osobistościom politycznym, w tym prezydentowi Poroszence. Jego celem było wspieranie demokratycznych i prozachodnich ruchów w byłych krajach radzieckich, które nie zostały przyjęte ani do UE, ani do NATO, a zatem pozostawały bezbronne wobec powrotu rosyjskiego imperializmu.
Działalność Glucksmanna w tych latach spotkała się z liczną krytyką ze strony środowisk przychylnych Kremlowi, zarówno w Gruzji, jak i na Ukrainie czy we Francji. Zarówno ze strony prawicy, jak i lewicy. Został między innymi oskarżony o wspieranie „dyktatora” (Michaiła Saakaszwilego) i udział w „zamieszkach zorganizowanych przez amerykańskie służby w celu destabilizacji Europy Wschodniej” (Majdanie Niepodległości).
Jego walka o demokrację w Europie Wschodniej i przeciwko projektom Władimira Putina łączy się z wyraźnym odrzuceniem konserwatyzmu i francuskiej tożsamości etniczno-religijnej. Jego zdaniem mieszanie się kultur we Francji jest czymś doskonałym i nie należy z tym w żadnym wypadku walczyć, nawet jeśli szkodliwe skutki masowej imigracji arabsko-muzułmańskiej i afrykańskiej stają się coraz bardziej widoczne.
Ostra konfrontacja między Raphaëlem Glucksmannem a Érikiem Zemmourem świadczy o głębokiej rozbieżności ich poglądów. Ponieważ obaj politycy są również dziennikarzami i eseistami, wymiana zdań między nimi nabrała zupełnie innego wymiaru niż w przypadku zwykłej debaty między dwoma politykami. Éric Zemmour, przewodniczący prawicowej liberalno-konserwatywnej partii Reconquête, postanowił „przywrócić Raphaëla Glucksmanna do rzeczywistości”. Przypomniał mu dość stanowczo, że nie ma sensu jechać aż do Gruzji, aby walczyć o demokrację i suwerenność narodów, biorąc pod uwagę to, co dzieje się we Francji.
Podczas trwającej prawie 40 minut dyskusji socjalista wielokrotnie oskarżał Érica Zemmoura o „wspieranie Władimira Putina i Viktora Orbána”, sugerując, że otwarta opozycja wobec Kremla powinna być jedynym kryterium decydującym o życiu politycznym we Francji. Oczywiście wspomniał o „rasizmie” i „ksenofobii”, ale argumenty te brzmią coraz bardziej pusto w uszach opinii publicznej, która zaczyna dostrzegać głębokie sprzeczności walki z rasizmem.
Oskarżanie francuskiego polityka o podziw dla Rosji nie ma większego sensu. Niemal cała francuska klasa polityczna przechodziła przez fazy mniej lub bardziej zdecydowanego poparcia dla Kremla. Dotyczyło to nawet okresów kryzysowych, takich jak ten, który rozpoczął się w lutym 2022 roku. Czy to nie Jacques Chirac odznaczył Władimira Putina Legią Honorową? Czy to nie François Fillon okazał się znacznie bliższy interesom Rosji, niż można było sobie wyobrazić? Czy to nie Emmanuel Macron powiedział, że „odmawia poniżania Rosji” po wybuchu wojny na Ukrainie i po tym, jak wyraził chęć „przebudowy architektury bezpieczeństwa Europy” wraz z Moskwą? W końcu czy projekt ekologów nie polega na torpedowaniu francuskiego przemysłu jądrowego – ku wielkiej radości Gazpromu, co mogliśmy zaobserwować na przykład w Niemczech?
W dodatku ciągłe oskarżenia o putinizm są jedynie przykrywką dla intelektualnej pustki centrystów i liberałów. Kiedy Éric Zemmour zarzuca Raphaëlowi Glucksmannowi, że bardziej przejmuje się zagrożeniem ze strony Rosji niż zagrożeniem migracyjnym w Europie, ten ostatni ma jako jedyny argument rzekomą rusofilię przewodniczącego Reconquête. To samo dotyczy kwestii masowej islamizacji francuskiej przestrzeni publicznej: bronienie się przed nią oznaczałoby „grać na rękę Moskwie”. Każda polityka ograniczania imigracji, przywracania porządku na przedmieściach lub sprzeciwu wobec współczesnych „postępowych” urojeń byłaby oznaką autorytaryzmu, a więc poparcia dla tez Kremla. To absurd.
Éric Zemmour dobrze to zrozumiał. Kiedy odpowiada, że to nie rosyjscy żołnierze zabijają młodych Francuzów wychodzących ze szkoły i gwałcą młode Francuzki w piwnicach na przedmieściach Paryża, że to nie na Węgrzech torturowano małą Lolę i zamordowano młodego Thomasa, ma częściowo rację. Tylko częściowo, ponieważ zagrożenie rosyjskie jest w rzeczywistości nierozerwalnie związane z innymi zagrożeniami. Francja nie jest fizycznie dotknięta wojną na Ukrainie, ale inne kraje naszego bloku cywilizacyjnego – tak. Dodajmy, że Rosja prowadzi działania destabilizujące bezpośrednio przeciwko Francji i jej interesom, czy to w Afryce z wykorzystaniem wagnerowców, czy nawet w Europie, z wykorzystaniem broni migracyjnej i działań dywersyjnych prowadzonych u francuskich sojuszników.
Éric Zemmour nie zaprzecza znaczeniu wydarzeń, które mają obecnie miejsce w Europie Wschodniej. Podkreśla jedynie fakt, że wiele francuskich elit przesadza ze swoim oburzeniem działaniami Władimira Putina, aby nie musieć zajmować się kryzysem bezpieczeństwa we Francji. Takie jest znaczenie zdania Jeana-Jacques’a Rousseau, trafnie zacytowanego przez autora książki Suicide français („Francuskie samobójstwo”): „Nie ufajcie tym kosmopolitom, którzy w swoich książkach szukają obowiązków, których nie chcą wypełniać w swoim otoczeniu. Taki filozof kocha Tatarów, aby nie musieć kochać swoich sąsiadów”.
Stanowisko założyciela Place Publique jest paradoksalne. Z jednej strony słusznie twierdzi on, że należy bardziej zdecydowanie przeciwstawiać się imperialistycznym działaniom Rosji, z drugiej zaś odmawia rozpoczęcia moralnego i militarnego ponownego zbrojenia Francji. Przez ponowne zbrojenie nie należy rozumieć jedynie konieczności produkcji większej ilości pocisków dla Ukrainy. Należy również zrozumieć, że konieczne jest szkolenie Francuzów w zakresie spraw wojskowych. Progresywistyczne przekonanie, że pokój i humanizm można osiągnąć jedynie dzięki dobrym intencjom i polityce nadmiernej tolerancji, jest niebezpieczne, ponieważ pozbawia narody podstawowych odruchów samoobrony i instynktu przetrwania. Dokładnie to dzieje się w kontekście islamizacji Europy Zachodniej: moralnie i fizycznie rozbroiliśmy Francuzów, aby nie sprzeciwiali się przemianom demograficznym i kulturowym, które mają miejsce od 60 lat, ale teraz wymagamy od nich, aby przyjęli wojowniczą postawę wobec Rosji. Jest to nie do utrzymania.
Kwestia naszej tożsamości ma zatem fundamentalne znaczenie. Obywatele zgodzą się zmobilizować i poświęcić się w razie potrzeby tylko wtedy, gdy będą świadomi, że robią to dla sprawy, która jest tego warta. Czy ideały republikańskie, wypaczone przez współczesny postępowy humanizm, są warte poświęcenia się dla nich? Z pewnością nie. Czy tożsamość etniczna, religijna i kulturowa narodu francuskiego oraz głębokość jego korzeni są tego warte? Z pewnością bardziej. Józef Stalin dobrze to zrozumiał, ogłaszając „wielką wojnę ojczyźnianą” przeciwko Niemcom zamiast „walki o ideały rewolucyjne”.
Raphaël Glucksmann uważa, że Francja jest tylko abstrakcyjną ideą, podczas gdy Éric Zemmour mówi, że jest to naród posiadający własną tożsamość etniczno-kulturową. Chociaż obaj mają rację w niektórych kwestiach, a w innych się mylą, to ten drugi byłby znacznie bardziej zdolny do zmobilizowania Francuzów do obrony swojej ojczyzny i swoich interesów niż ten pierwszy.
„Brakuje nam siły ducha” – kontrowersyjne słowa generała Mandon
Podobne kontrowersje wywołały słowa generała Fabiena Mandona, szefa sztabu armii francuskiej. „Mamy całą wiedzę, całą siłę gospodarczą i demograficzną, aby powstrzymać reżim w Moskwie […]. Brakuje nam jednak […] siły ducha, aby zaakceptować cierpienie w imię ochrony tego, kim jesteśmy” – powiedział, zwracając się do francuskich burmistrzów. „Jeśli nasz kraj ulegnie, ponieważ nie jest gotowy zaakceptować utraty swoich dzieci i ponieść strat gospodarczych […], to jesteśmy w niebezpieczeństwie” – dodał. Wielu polityków, zwłaszcza lewicowych i niektórych prawicowych „suwerenistów”, podniosło krzyk oburzenia.
Jednak to generał ma rację. Celowo eliminując instynkt przetrwania narodów zachodnich po II wojnie światowej (w imię zrozumiałego odrzucenia nacjonalizmu i ksenofobii), uniemożliwiono im obronę przed nowymi zagrożeniami. O ile nie jest zaskakujące, że pacyfistyczna i antyimperialistyczna lewica oburza się na te kwestie, o tyle prawica powinna stanąć po stronie generała.
Zagrożone wybory?
Dwa raporty opublikowane niedawno we Francji budzą uzasadnione obawy: jeden dotyczy szybkiej radykalizacji młodzieży muzułmańskiej, a drugi ryzyka ingerencji karteli narkotykowych w wybory samorządowe. Ponieważ oba zagrożenia są w mniejszym lub większym stopniu powiązane (znaczna część sieci handlu narkotykami jest kontrolowana przez przestępców pochodzenia imigranckiego), można słusznie zadawać pytania o przyszłość miast i dzielnic, których to dotyczy.
Jak będą wyglądały terytoria, nad którymi kontrolę przejmą handlarze narkotyków i Bractwo Muzułmańskie? Co się stanie z władzą państwową i jakością usług publicznych? Czy zostaną one zastąpione nowym porządkiem, opartym na przestępczości zorganizowanej i plemienności etniczno-kulturowej? W niektórych miejscach można już zaobserwować, jak przestępcy organizują żłobki, pomoc dla osób starszych lub pomoc społeczną, zastępując tradycyjne struktury francuskiej republiki.
Ważniejsze jest zagrożenie dla wyborów. Im większą siłę zdobędą sieci przestępcze i radykalne, tym większy będą miały wpływ na lokalne życie demokratyczne. Niektórzy kandydaci mogą ulec pokusie przyjęcia ofert korupcyjnych, inni będą musieli wykazać się lojalnością, jeśli chcą zostać wybrani. Jeśli nie zareagujemy, grozi nam rozpad francuskiego społeczeństwa.
Nathaniel Garstecka
