francuska młodzież

Réflexions na Niedzielę. Dwie kontrastujące francuskie grupy młodzieży

Swoimi refleksjami z Czytelnikami Gazety na Niedzielę dzieli się mieszkający wśród nas dziennikarz Nathaniel Garstecka. Refleksje o Polsce i Polakach, zdziwienia i fascynacje. Tekst publikujemy w językach francuskim i polskim.

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Réflexions d’un dimanche

Deux jeunesses que tout oppose

Cette fin de septembre 2026 nous a permis de constater l’ampleur des contrastes qui caractérisent la jeunesse française, ou plutôt les jeunesses françaises. D’un côté, ces images impressionnantes de la visite du pape Léon XIV à Paris. De l’autre, les images, toutes aussi impressionnantes, des nouvelles émeutes dans les banlieues et certains quartiers des grandes villes, cette fois sous le prétexte de « manifestations lycéennes ». Une crise culturelle qui s’ajoute aux nombreuses autres qui agitent la France.

On a parlé de « parenthèse enchantée » lors des Jeux Olympiques de 2024. Paris était redevenue, le temps de quelques semaines, une ville sûre et agréable, où l’on pouvait se balader tranquillement sans risquer de mauvaises rencontres. L’Etat avait mis le paquet sur la sécurité, afin que les visiteurs et les médias du monde entier gardent une belle image de la capitale de la France, et c’est effectivement ce qui s’était passé.

Il avait cependant manqué un élément important à l’époque, quelque chose qui n’était pas aisé à décrire de prime abord. Autant la cérémonie d’ouverture des JO s’était révélée impeccable techniquement, grâce aux nombreux effets de lumières et aux mises en scène éblouissantes, autant son contenu avait laissé un goût de malaise, que les événements sportifs ne pouvaient, par définition, pas combler.

Ce vide, c’était le vide spirituel. Non seulement celui lié à la religion, mais aussi celui lié à l’histoire de France et au patriotisme. Le gouvernement avait une occasion en or de présenter de la plus belle des manières ce que la France avait de plus beau à montrer au monde, ce dont elle pouvait être fière et qui avait fait sa renommée à travers les siècles. A la place, les organisateurs ont procédé à un très controversé mélange des genres : tenter de concilier l’ancien et le nouveau, la grandeur de la France passée et l’idéologie progressiste, le peuple français millénaire et le multiculturalisme auquel nous sommes soumis depuis 60 ans. Cela ne pouvait pas fonctionner, et ça n’a pas fonctionné, laissant un profond sentiment d’injustice.

La venue du pape en France, du 25 au 28 septembre 2026, a permis de corriger les erreurs de 2024. Ici aussi, la sécurité a été bien assurée. Quand l’Etat le veut, il est capable d’assurer la tranquillité des citoyens. Mais il ne s’agissait pas que de ça. Vendredi, samedi et dimanche, en se baladant dans les rues de Paris, on pouvait voir et ressentir autre chose, quelque chose de plus profond.

La ferveur qui a gagné la ville n’avait rien d’artificiel. Elle n’était pas dépendante de résultats sportifs ou associée à du marketing. Elle a réveillé l’esprit de la France. Durant ces quelques jours, on a cru vivre dans un autre pays, un pays que nos élites tentent de masquer par tous les moyens possibles : celui d’un pays et de son peuple conscients et fiers de leur identité. Et l’identité d’un peuple et d’un pays est bien souvent associée à sa religion. Que l’on le veuille ou non, le christianisme a façonné la France. Il a façonné son paysage architectural, sa culture, sa littérature, sa philosophie, et même sa politique. Après tout, la pensée des Lumières prend ses racines dans l’humanisme chrétien du XVIe siècle.

On a vu une jeunesse française radieuse, bien éduquée et bienveillante accueillir le souverain pontife. On a vu ces garçons et ces filles qui, indépendamment des prises de position de Léon XIV, ont célébré la possibilité de s’affirmer dans l’espace public, sans provoquer le moindre trouble. Aucune voiture brûlée, aucune vitrine cassée, aucun policier blessé. De quoi redonner espoir à ceux qui estiment que « la France est foutue ». Même Emmanuel Macron l’a constaté, lui qui a tenté de se raccrocher aux branches de la popularité du pape afin de tenter une dernière fois de soigner la sienne.

A peine Léon XIV a-t-il achevé sa visite qu’immédiatement une autre France s’est imposée. Une France moins radieuse, moins bien éduquée et surtout moins bienveillante. Une semaine avant, les syndicats de gauche avaient lancé un mouvement de protestation contre les « conditions de travail dans l’enseignement ». Comme à leur habitude, les syndicats ont tenté d’entraîner les élèves avec eux, avec une certaine réussite : l’appel à généraliser les blocages de lycées sur tout le territoire le 29 septembre a porté ses fruits, en particulier dans les grandes villes et leurs banlieues.

Nous avons donc pu observer un phénomène assez nouveau : pour la première fois, la jeunesse d’origine immigrée a joint ses forces de manière naturelle et spontanée avec un mouvement de protestation de gauche. Des scènes dantesques en ont résulté : lycées incendiés, commissariats attaqués, églises dégradées, mobilier urbain dévasté, policiers blessés, enseignants pris à partie… Aux revendications concernant les classes « surchargées », la pénurie de professeurs et les emplois du temps « épuisants » se sont ajoutés les désormais incontournables « wesh » et « wallah ». Même les députés LFI, allés tenter de calmer leurs futurs électeurs, ont semblé dépassés par le degré d’agressivité de ces « jeunes ». La Révolution finit toujours par dévorer ses propres enfants.

La gauche joue à un jeu dangereux. Fournir des prétextes aux descendants d’immigrés non intégrés de deuxième ou troisième génération pour tout saccager est criminel. Jean-Luc Mélenchon pense pouvoir récupérer les milieux immigrés afin de faire pencher la balance en sa faveur aux prochaines élections, mais le prix à payer est la déstructuration de notre société. Qu’importe pour les radicaux : la « Nouvelle France » n’est pas la France que nous avons connue jusqu’à présent. C’est une France qui aura perdu sa matrice originelle et qui reposera dorénavant sur les utopies révolutionnaires.

Ajoutons que ce n’est pas à cause d’un éventuel « manque de moyens » que le niveau de l’enseignement s’effondre et que la France baisse dans tous les classements internationaux (voir le dernier PISA). C’est le résultat de 40 ans d’idéologie progressiste dans l’Education nationale, de nivellement par le bas et de bouleversements culturels brusques. Les gouvernements successifs font tout pour décourager les vocations, puis pleurent sur le lait renversé, tandis que le pays assiste, impuissant, aux explosions de violences de plus en plus nombreuses.

Quel contraste entre ces deux jeunesses. Les deux sont françaises par leurs papiers d’identité, mais tout les sépare du point de vue culturel, spirituel, identitaire et civilisationnel. La jeunesse que l’on a vue à Paris célébrer la venue du pape est une jeunesse profondément française, dont les ancêtres ont bâti ce pays et qui en respectent l’histoire et l’identité. La jeunesse qui casse tout est une jeunesse déracinée, dont les parents ou les grands-parents se sont installés dans un pays de culture radicalement différente de la leur, et qui exprime ici son hostilité à notre égard.

Nos craintes sont en train de prendre forme : si la gauche parvient véritablement à faire la jonction entre la capacité de blocage des syndicats et la fureur destructrice des « jeunes de banlieue », le pays sera en grave danger. A fortiori si la droite patriote finit par accéder au pouvoir en 2027. En attendant, les gouvernements et les élites ne peuvent continuer à faire semblant de vouloir faire cohabiter pacifiquement ces deux Frances irréconciliables.

A un moment, si nous voulons que le pays sorte des crises qui le touchent depuis une cinquantaine d’années, et dans un contexte d’aggravation des déficits et de perte de confiance des marchés, il n’y aura clairement pas d’autre choix que de prendre fait et cause pour l’une de ces jeunesses contre l’autre.




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Réflexions na Niedzielę

Dwie kontrastujące francuskie grupy młodzieży

Koniec września 2026 roku pozwolił nam zobaczyć jaskrawe kontrasty, które charakteryzują francuską młodzież. Z jednej strony imponujące obrazy z wizyty papieża Leona XIV w Paryżu. Z drugiej równie uderzające obrazy ponownych zamieszek na przedmieściach i w niektórych dzielnicach dużych miast, tym razem pod pretekstem „protestów licealistów”. Kolejny kryzys kulturowy, który dołącza do wielu innych, wstrząsających Francją.

Igrzyska Olimpijskie w 2024 roku zostały opisane jako „zaczarowane interludium”. Przez kilka tygodni Paryż znów stał się bezpiecznym i przyjemnym miastem, w którym można było spokojnie spacerować bez ryzyka narażenia się na kłopoty. Rząd zadbał o bezpieczeństwo, aby turyści i światowe media zobaczyły pozytywny wizerunek stolicy Francji, i tak właśnie się stało. Jednak brakowało wówczas ważnego elementu, czegoś, co na pierwszy rzut oka trudno było opisać. Choć ceremonia otwarcia igrzysk olimpijskich była technicznie bez zarzutu, dzięki licznym efektom świetlnym i olśniewającej inscenizacji, jej treść pozostawiła trwałe poczucie niepokoju, którego wydarzenia sportowe nie były w stanie wypełnić.

Ta pustka miała charakter duchowy. Nie tylko pustka związana z religią, ale także z francuską historią i patriotyzmem. Rząd miał niepowtarzalną okazję, by w najpiękniejszy sposób zaprezentować to, co Francja ma do zaoferowania światu, z czego może być dumna i co przez wieki budowało jej sławę. Zamiast tego organizatorzy postawili na wysoce kontrowersyjną mieszankę gatunków: próbę pogodzenia starego z nowym, wielkości francuskiej przeszłości i postępowej ideologii, starego narodu francuskiego i wielokulturowości, której jesteśmy poddawani przez ostatnie 60 lat. To się nie mogło udać i nie udało, pozostawiając głębokie poczucie niesprawiedliwości.

Wizyta papieża we Francji w dniach 25–28 września 2026 roku pozwoliła naprawić błędy roku 2024. Również tutaj bezpieczeństwo było dobrze zapewnione. Kiedy państwo zechce, jest w stanie zagwarantować spokój swoim obywatelom. Ale nie tylko o to chodziło. W piątek, sobotę i niedzielę, spacerując ulicami Paryża, można było zobaczyć i poczuć coś jeszcze, coś głębszego.

Zapał, który ogarnął miasto, był daleki od sztucznego. Nie był zależny od wyników sportowych ani związany z marketingiem. Obudził ducha Francji. W ciągu tych kilku dni czuliśmy się, jakbyśmy żyli w innym kraju, kraju, który nasze elity starają się ukryć wszelkimi możliwymi sposobami: kraju narodu i jego obywateli świadomych i dumnych ze swojej tożsamości. A tożsamość narodu i kraju bardzo często jest związana z jego religią. Czy nam się to podoba, czy nie, Francję ukształtowało chrześcijaństwo. Ukształtowało jej krajobraz architektoniczny, kulturę, literaturę, filozofię, a nawet politykę. W końcu oświecenie ma swoje korzenie w chrześcijańskim humanizmie XVI wieku.

Widzieliśmy promienną, dobrze wychowaną i życzliwą francuską młodzież witającą papieża. Widzieliśmy młodych mężczyzn i kobiety, którzy niezależnie od stanowiska Leona XIV cieszyli się z możliwości wyrażenia siebie w sferze publicznej, nie powodując najmniejszego zamieszania. Nie spalono żadnego samochodu, nie rozbito żadnej witryny sklepowej, nie raniono żadnego policjanta. To wystarczająco dużo, by dać nadzieję tym, którzy sądzą, że „Francja jest skazana na zagładę”. Dostrzegał to nawet Emmanuel Macron, który próbował podczepić się pod popularność papieża w ostatniej próbie ratowania własnej.

Ledwo Leon XIV zakończył swoją wizytę – natychmiast wyłoniła się inna Francja. Mniej promienna, gorzej wychowana, a przede wszystkim mniej życzliwa. Tydzień wcześniej lewicowe związki zawodowe zainicjowały ruch protestacyjny przeciwko „warunkom pracy w oświacie”. Zgodnie ze swoim zwyczajem związki próbowały wciągnąć do ruchu studentów, z pewnym powodzeniem – apel o upowszechnienie blokad szkół średnich w całym kraju 29 września przyniósł rezultaty, szczególnie w dużych miastach i na ich przedmieściach. W ten sposób mogliśmy zaobserwować dość nowe zjawisko: po raz pierwszy młodzi ludzie pochodzenia imigranckiego naturalnie i spontanicznie połączyli siły z lewicowym ruchem protestacyjnym.

Rezultatem był obraz kompletnego chaosu – palone szkoły średnie, ataki na posterunki policji, dewastowane kościoły, niszczone elementy wyposażenia miejskiego, ranni policjanci, napastowani nauczyciele… Do pretensji dotyczących „przepełnionych” klas, niedoboru nauczycieli i „wyczerpujących” planów lekcji dołączyły wszechobecne „wesh” i „wallah”. Nawet posłowie LFI (radykalnie lewicowej Francji Niepokornej), którzy próbowali uspokoić swoich przyszłych wyborców, wydawali się przytłoczeni poziomem agresji tych „młodych ludzi”. Rewolucja zawsze kończy się pożeraniem własnych dzieci.

Lewica gra w niebezpieczną grę. Dostarczanie pretekstów potomkom niezintegrowanych imigrantów drugiego lub trzeciego pokolenia do niszczenia wszystkiego jest karygodne. Jean-Luc Mélenchon myśli, że może pozyskać społeczności imigrantów, aby przechylić szalę na swoją korzyść w kolejnych wyborach, ale ceną, jaką trzeba zapłacić, jest rozpad naszej tkanki społecznej. Ale to nie ma znaczenia dla radykałów: „Nowa Francja” Jean-Luca Mélenchon to nie ta Francja, którą znaliśmy do tej pory. To Francja, która utraciła swoje pierwotne fundamenty i odtąd będzie opierać się na rewolucyjnych utopiach.

Należy dodać, że załamanie standardów edukacyjnych i spadek Francji we wszystkich rankingach międzynarodowych (na przykład najnowsze badanie PISA) nie wynikają z żadnego „braku zasobów”. To wynik 40 lat postępowej ideologii w systemie edukacji, docelowo pogarszającego się poziomu i gwałtownych wstrząsów kulturowych. Kolejne rządy robią wszystko, by zniechęcić do powołań nowych nauczycieli, a potem płaczą nad rozlanym mlekiem, podczas gdy kraj bezradnie doświadcza coraz częstszych wybuchów przemocy.

Jakiż kontrast między tymi dwiema grupami młodych ludzi. Obie to Francuzi na mocy dokumentów tożsamości, ale wszystko dzieli je kulturowo, duchowo, pod względem tożsamości i cywilizacyjnie. Młodzi ludzie, których widzieliśmy w Paryżu, świętujących przyjazd papieża, są głęboko Francuzami, ich przodkowie zbudowali ten kraj i szanują jego historię i tożsamość. Młodzież, która obecnie wszystko niszczy, jest wykorzeniona, ​​ich rodzice lub dziadkowie osiedlili się w kraju o radykalnie innej kulturze i wyrażają swoją wrogość wobec nas.

Nasze obawy nabierają realnych kształtów: jeśli lewicy uda się połączyć zdolność związków zawodowych do blokowania kraju z destrukcyjną furią „młodzieży z przedmieść”, kraj znajdzie się w poważnym niebezpieczeństwie. Tym bardziej, jeśli patriotyczna prawica w końcu dojdzie do władzy w 2027 roku. Rządy i elity nie mogą dłużej udawać, że te dwie nieprzejednane Francje mogą współistnieć pokojowo.

W pewnym momencie, jeśli chcemy, aby kraj wyszedł z kryzysów, które nękają go od pięćdziesięciu lat, w kontekście pogłębiających się deficytów i utraty zaufania rynków, nie będzie innego wyjścia, jak tylko stanąć po stronie jednej z tych młodzieżowych grup przeciwko drugiej.

Nathaniel Garstecka

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