Réflexions na Niedzielę. Wybory konsularne 2026 – kampania ruszyła
Swoimi refleksjami z Czytelnikami Gazety na Niedzielę dzieli się mieszkający wśród nas dziennikarz Nathaniel Garstecka. Refleksje o Polsce i Polakach, zdziwienia i fascynacje. Tekst publikujemy w językach francuskim i polskim.

Réflexions d’un dimanche
Elections consulaires 2026 – la campagne est lancée
Après plusieurs années de réflexion, voici venu le temps de l’action. Les élections consulaires auront lieu durant la dernière semaine de mai 2026. C’est une bonne occasion de porter les relations franco-polonaises sur le devant de la scène, tout comme les valeurs de notre civilisation européenne et occidentale.
Voilà une expérience utile et enrichissante. Les élections consulaires, qui jusqu’à présent étaient plutôt invisibilisées du fait de l’étiquette «apolitique» que les associations de Français établis hors de France essaient de leur accoler, ont enfin une chance de gagner en notoriété. Tout ceci grâce aux candidatures de listes patriotes dans plusieurs pays, y compris en Pologne. L’Union des Patriotes pour les Français de Pologne, que j’ai l’honneur et le plaisir de mener en vue du scrutin qui se déroulera en ligne du 22 au 27 mai puis à l’urne le 31 mai (pour voter il faut s’assurer jusqu’au 24 avril d’être bien inscrit sur la liste électorale consulaire), apporte une nouvelle dimension à cette course.
Au lieu de nous limiter aux aspects purement pratiques de l’expatriation (qui restent néanmoins importants), nous comptons mettre aussi en avant la profondeur des relations historiques et culturelles entre la France et la Pologne, et la défense de nos valeurs communes, notamment le patriotisme. C’est quelque chose qui manquait jusqu’à présent dans le débat public entourant le rôle des conseillers des Français de l’étranger. Ceux-là semblent à première vue cantonnés à leur seule fonction d’élus locaux dépourvus de tout pouvoir décisionnel. Ils se rabattent ainsi la plupart du temps sur le développement de réseaux business, ce qu’ils font en général bien, d’autant plus que cela contribue à l’amélioration des relations économiques entre nos deux pays. En effet, la France et la Pologne sont d’importants partenaires économiques et le champ de coopérations potentielles ne fait que s’élargir.
A cette dimension essentielle nous souhaitons en ajouter d’autres, tout aussi importantes: une dimension politique et une dimension culturelle. Politique, puisque le conseiller consulaire vote aux élections sénatoriales et élit les conseillers à l’Assemblée des Français de l’étranger et les président de conseil consulaire, qui eux peuvent parrainer un candidat pour l’élection présidentielle. Il sera ainsi normal d’avoir ces éléments bien à l’esprit au moment de voter lors des élections consulaires de mai 2026.
La plupart du temps, les grandes associations d’expatriés (ASFE, UFE, ADFE) évitent d’aborder ces sujets. Premièrement, afin de ne pas avoir à parler politique à leurs électeurs, ce qui leur facilite la tâche, et deuxièmement pour passer pour des associations neutres dévouées uniquement à la défense des intérêts des Français expatriés, et n’amener à voter que les habitués des réseaux institutionnels et business des centre-ville des capitales. Ainsi, le taux de participation aux élections consulaires est maintenu, presque volontairement, aux alentours de 20%, car la grande majorité des électeurs ne s’intéresse pas à un scrutin qui ne semble être à première vue être destiné qu’à une niche réduite de réseaux. Or, le vote est l’essence de la démocratie et tout ce qui peut contribuer à augmenter la participation doit être encouragé. Dans le cas présent, l’ajout d’un esprit politique à ces élections consulaires. D’autant plus qu’en réalité, toutes ces associations sont associées, de près ou de loin, à des organisations politiques.
La deuxième dimension que je souhaite évoquer est la dimension culturelle. Les Français de Pologne sont une communauté bien spécifique dans un pays bien spécifique. La France et la Pologne partagent une culture et une histoire communes, et nombreux sont les épisodes qui ont illustré, ou qui continuent à illustrer, ces relations: évoquons seulement les unions dynastiques, tant en Pologne qu’en France, les soutiens diplomatiques et militaires réciproques, et l’appartenance au même bloc civilisationnel européen et occidental. Autant d’éléments qui méritent d’être davantage célébrés par les pouvoirs publics et la société civile, en particulier dans cet environnement international instable qui est le nôtre en ce printemps 2026.
Deux actes majeurs symbolisent la force des liens qui unissent nos deux pays: la signature, en 2025, d’un nouveau traité bilatéral (le Traité de Nancy) qui accentue les coopérations dans les domaines économique, culturel, stratégique, militaire et nucléaire; et l’annonce d’une Saison culturelle franco-polonaise prévue pour 2027. La première journée de l’amitié franco-polonaise sera, quant à elle, célébrée le 20 avril 2026. Ca sera une excellente occasion de proposer, par exemple, une meilleure place pour la francophonie dans les écoles polonaises, ce qui bénéficierait tant aux élèves polonais qu’aux élèves français.
Les Français de Pologne et les familles binationales sont ainsi appelés à jouer un rôle particulier dans le développement des relations entre les deux pays. Ils constituent des ponts culturels, économiques et humains entre la France et la Pologne et l’administration a tout à gagner à les mettre davantage en valeur, car ils représentent les fondations sur lesquelles notre nouvelle amitié sera construite. Les conseillers consulaires, qui sont les représentants de cette communauté française en Pologne en plein essor, doivent porter cette dimension culturelle dans le débat public. D’autant plus que la voix des expatriés, des binationaux et des résidents de longue date est précieuse: ce sont des citoyens aux horizons élargis, connaissant souvent bien les réalités de plusieurs pays européens et donc possédant une expertise qui peut servir dans le débat public tant en France qu’en Pologne. Les raisons qui les ont poussé à s’expatrier méritent d’être connues, qu’elle soient familiales, économiques ou culturelles; leur attachement à la France mérite d’être mis en valeur et leurs expériences personnelles méritent de servir d’exemple aux générations futures.
C’est ce que propose l’Union des Patriotes pour les Français de Pologne, dont le parcours des membres illustre pleinement les spécificités et la diversité des parcours des Français de Pologne. Comme on peut l’apprendre dans le grand entretien publié dans «Wszystko co Najwazniejsze» (https://wszystkoconajwazniejsze.pl/pepites/elections-consulaires-de-mai-2026-union-des-patriotes-pour-les-francais-de-pologne/), les six personnes qui composent la liste habitent tous dans des villes polonaises différentes, ont des parcours professionnels différents et des profils politiques différents. Cependant, ils sont tous unis par l’amour de la France et celui de la Pologne, et ils s’inquiètent tous du chemin pris par leur patrie d’origine.
Cette voix des Français établis hors de France ne doit pas être invisibilisée sous le faux prétexte d’«apolitisme», qui ne bénéfice en réalité qu’à une niche bien organisée. Bien au contraire, elle doit être portée dans le débat public afin de contribuer à la vie démocratique de la nation. Si nous voulons que les Français de l’étranger soient mieux écoutés, il faut leur donner la possibilité de s’exprimer librement au lieu de les enfermer dans leur seule fonction matérielle. C’est ce que l’Union des Patriotes pour les Français de Pologne propose pour ces élections consulaires de mai 2026.

Réflexions na Niedzielę
Wybory konsularne 2026 – kampania ruszyła
Po kilku latach przemyśleń nadszedł czas na działanie. Francuskie wybory konsularne odbędą się w ostatnim tygodniu maja 2026 roku. To doskonała okazja, by wysunąć na pierwszy plan stosunki francusko-polskie, a także wartości naszej europejskiej i zachodniej cywilizacji.
To przydatne i wzbogacające doświadczenie. Wybory konsularne, które do tej pory pozostawały raczej w cieniu z powodu etykietki „apolitycznych”, jaką starają się im sztucznie przypisać stowarzyszenia Francuzów mieszkających poza Francją, w końcu mają szansę zyskać na rozpoznawalności. Wszystko to dzięki kandydaturom list patriotycznych w wielu krajach, w tym w Polsce. Unia Patriotów dla Francuzów w Polsce (Union des Patriotes pour les Français de Pologne), którą mam zaszczyt i przyjemność kierować w związku z wyborami, które odbędą się online w dniach 22–27 maja, a następnie przy urnach 31 maja (aby zagłosować, należy upewnić się do 24 kwietnia, że jest się wpisanym na francuską listę wyborczą konsularną), wnosi nowy wymiar do tej rywalizacji.
Zamiast ograniczać się do czysto praktycznych aspektów życia na emigracji (które pozostają jednak ważne w działaniach radnych konsularnych), zamierzamy również podkreślić głębię historycznych i kulturowych relacji między Francją a Polską oraz obronę naszych wspólnych wartości, w szczególności patriotyzmu. Jest to coś, czego dotychczas brakowało w publicznej debacie dotyczącej roli radnych Francuzów mieszkających za granicą. Na pierwszy rzut oka wydaje się, że są oni ograniczeni wyłącznie do funkcji lokalnych przedstawicieli pozbawionych jakiejkolwiek władzy decyzyjnej. W związku z tym przez większość czasu skupiają się na rozwijaniu osobistych sieci biznesowych, co zazwyczaj robią dobrze, zwłaszcza że przyczynia się to do rozwoju stosunków gospodarczych między naszymi dwoma krajami. W rzeczywistości Francja i Polska są ważnymi partnerami gospodarczymi, a zakres potencjalnej współpracy stale się poszerza.
Do tego istotnego wymiaru chcielibyśmy dodać inne, równie ważne: wymiar polityczny i wymiar kulturowy. Polityczny, ponieważ radny konsularny głosuje w wyborach do francuskiego Senatu oraz wybiera radnych do Zgromadzenia Francuzów za Granicą i przewodniczących rady konsularnej, którzy z kolei mogą poprzeć podpisem kandydata w wyborach prezydenckich. Należy zatem mieć te kwestie na uwadze podczas głosowania w wyborach konsularnych w maju 2026 roku.
W większości przypadków duże stowarzyszenia emigrantów (ASFE, UFE, ADFE) unikają poruszania tych tematów. Po pierwsze, aby nie musieć rozmawiać o polityce ze swoimi wyborcami, co zdecydowanie ułatwia im zadanie i prowadzenie kampanii, a po drugie, aby uchodzić za stowarzyszenia neutralne, poświęcone wyłącznie obronie interesów Francuzów mieszkających za granicą, i zachęcać do głosowania tylko osoby zaznajomione z sieciami instytucjonalnymi i biznesowymi w centrach stolic. W ten sposób frekwencja w wyborach konsularnych utrzymuje się na poziomie zaledwie 20 proc., ponieważ zdecydowana większość wyborców nie interesuje się głosowaniem, które na pierwszy rzut oka wydaje się przeznaczone wyłącznie dla wąskiej niszy sieci kontaktów. Głosowanie jest jednak istotą demokracji i należy wspierać wszystko, co może przyczynić się do zwiększenia frekwencji. W tym przypadku chodzi o nadanie tym wyborom konsularnym wymiaru politycznego. Zwłaszcza że te stowarzyszenia są mniej lub bardziej powiązane z politycznymi organizacjami francuskimi.
Drugim aspektem, o którym chciałbym wspomnieć, jest wymiar kulturowy. Francuzi w Polsce stanowią specyficzną społeczność w specyficznym kraju. Francja i Polska mają wspólną kulturę i historię, a wiele wydarzeń wzmacniało lub nadal wzmacnia te relacje: wspomnijmy tylko o związkach dynastycznych, zarówno w Polsce, jak i we Francji; o wzajemnym wsparciu dyplomatycznym i wojskowym oraz o przynależności do tego samego europejskiego i zachodniego bloku cywilizacyjnego. Wszystkie te elementy zasługują na większe uznanie ze strony władz publicznych i społeczeństwa obywatelskiego, zwłaszcza w obecnym niestabilnym środowisku międzynarodowym, w jakim żyjemy tej wiosny 2026 roku.
Dwa ważne wydarzenia symbolizują siłę więzi łączących nasze dwa kraje: podpisanie w 2025 roku nowego traktatu dwustronnego (Traktatu z Nancy), który wzmacnia współpracę w dziedzinach gospodarczej, kulturowej, strategicznej, wojskowej i jądrowej, oraz ogłoszenie francusko-polskiego Roku Kultury zaplanowanego na 2027 rok. 20 kwietnia 2026 roku będzie obchodzony pierwszy Dzień Przyjaźni Francusko-Polskiej. To doskonała okazja, aby zaproponować na przykład lepsze miejsce dla frankofonii w polskich szkołach, co przyniosłoby korzyści zarówno polskim, jak i francuskim uczniom.
Francuzi mieszkający w Polsce oraz rodziny z podwójnym obywatelstwem są zatem wezwani do odegrania szczególnej roli w rozwoju stosunków między obydwoma krajami. Stanowią oni pomosty kulturowe, gospodarcze i międzyludzkie między Francją a Polską, a administracja ma wszystko do zyskania, promując tę współpracę, ponieważ stanowi ona fundament, na którym jest budowana nasza nowa przyjaźń. Radcy konsularni, którzy są przedstawicielami dynamicznie rozwijającej się społeczności francuskiej w Polsce, muszą wnieść ten wymiar kulturowy do debaty publicznej. Tym bardziej że głos emigrantów, osób posiadających podwójne obywatelstwo i długoletnich rezydentów jest cenny: są to obywatele o poszerzonych horyzontach, często dobrze znający realia wielu krajów europejskich, a zatem posiadający wiedzę, która może być przydatna w debacie publicznej zarówno we Francji, jak i w Polsce. Warto poznać powody, które skłoniły ich do wyjazdu, czy to rodzinne, ekonomiczne, czy kulturowe; ich przywiązanie do Francji zasługuje na podkreślenie, a ich osobiste doświadczenia powinny służyć jako przykłady dla przyszłych pokoleń.
Właśnie to proponuje Union des Patriotes pour les Français de Pologne (Unia Patriotów dla Francuzów w Polsce), której członkowie w pełni odzwierciedlają specyfikę i różnorodność losów Francuzów w Polsce. Jak można przeczytać w obszernym wywiadzie opublikowanym we „Wszystko co Najważniejsze” [LINK], sześć osób tworzących listę mieszka w różnych polskich miastach, ma różne ścieżki kariery i różne profile ideowe. Ludzi tych łączy miłość do Francji i Polski, a także troska o kierunek, w jakim podąża ich ojczyzna.
Głos Francuzów mieszkających poza Francją nie może być pomijany pod fałszywym pretekstem „apolityczności”, która w rzeczywistości służy jedynie dobrze zorganizowanej niszowej grupie. Wręcz przeciwnie, należy go uwzględnić w debacie publicznej, aby mógł wnieść wkład w demokratyczne życie narodu. Jeśli chcemy, aby Francuzi mieszkający za granicą byli lepiej wysłuchani, należy dać im możliwość swobodnego wyrażania opinii, zamiast ograniczać ich wyłącznie do sprawowania funkcji administracyjnej. Właśnie to proponuje Union des Patriotes pour les Français de Pologne w związku z wyborami konsularnymi w maju 2026 roku.
Nathaniel Garstecka
